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sábado, 25 de diciembre de 2021

VILLAJOYOSA ANTIQUE (ALICANTE, ESPAGNE). TERRITOIRE ET TOPOGRAPHIE.


Reseña de R. González Villaescusa, de Rouillard, Pierre - Espinosa, Antonio - Moratalla, Jesús (dir.): Villajoyosa antique (Alicante, Espagne). Territoire et topographie. Le sanctuaire de La Malladeta, 338 p., 152 ill., 21 x 29,7 cm, ISBN 978-84-15636-62-5, 55 €; (Casa de Velázquez, Madrid 2014), aparecido en Histara-les comptes rendus. Histoire de l'Art, histoire de représentations et archéologie, décembre, 2021.

 
Nombre de mots : 1326 mots
Publié en ligne le 2021-12-23
Citation: Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700).
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=2275
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         Comme annoncé dans l’introduction par l’auteur principal, cet ouvrage est le résultat d’une série de rencontres. Une fouille programmée, des fouilles préventives, une compilation de données éparses mises en commun pour offrir une synthèse autour du territoire actuel de Villajoyosa (Alicante, Espagne). C’est aussi la rencontre de différents institutions, musées et chercheurs locaux, ainsi que la MAE Réné Ginouvès et l’UMR 7041 ArScAn ou l’École des hautes études hispaniques et ibériques (EHEHI) de la Casa de Velázquez de Madrid, qui a créé les synergies nécessaires qui ont permis, avec cet ouvrage, une avancée considérable sur la connaissance archéologique de cette petite ville de la côte méditerranéenne.

       L’agglomération actuelle de Villajoyosa accueille des vestiges d’époque romaine et ibère, ainsi qu’une inscription qui met en évidence l’existence d’une communauté civique promue au rang de municipium, très probablement par l’édicte de municipalisation de Vespasien concernant les Espagnes. Mais l’agglomération antique n’a jamais fourni la preuve définitive d’une réduction du probable toponyme ibère hellénisé : Alonis, latinisé plus tard en Allon. Mais les travaux recueillis dans cette publication cherchaient plutôt à comprendre le site de la Malladeta, un site connu depuis longtemps par la trouvaille aux environs d’une statuette ibère en bronze et par les différentes trouvailles de surface de brûle-parfum. L’intervention sur le site visait à caractériser celui-ci par la fouille archéologique et son insertion dans un cadre territorial plus large. 

       C’est ainsi que l’étude s’organise en deux grandes parties (Chapitres) : le premier, de 35 pages, est l’Analyse des réseaux géographiques du término de Villajoyosa dont les auteurs, Sandrine Robert et Laurent Costa, essayent de comprendre la structuration du territoire et l’insertion du peuplement historique dans l’espace géographique défini. Le deuxième chapitre, de 130 pages : « La Malladeta, un sanctuaire de frontière », dont l’équipe pilotée par P. Rouillard procède à la description de la réalité matérielle de la fouille du site, les couches stratigraphiques, le mobilier et une inscription en latin, afin de comprendre la chronologie de l’occupation et les influences culturelles du site. Une conclusion générale permet de proposer la synthèse des connaissances du site et du territoire et l’interprétation de celui-ci comme un probable sanctuaire de frontière. L’ouvrage est conclu par trois Annexes en 120 pages qui reproduisent l’inventaire du mobilier, l’inventaire des sites et l’étude de la malacofaune. La bibliographie d’environ 300 titres et les index géographiques et de figures et la table de matières rendent la consultation aisée et très pratique d’une belle édition comme il est la norme des publications de la Casa de Velázquez (figures couleur, cartes, plans, photographies, coupes et stratigraphies…).

       Le Chapitre I sur les réseaux géographiques démarre par une introduction historiographique à propos de « La recherche sur les parcellaires ibériques et antiques » en Espagne qui permet de comprendre la filiation de la recherche espagnole et française sur cette thématique. Les données physiques (bassins de visualisation, pentes, altimétrie…) sont intégrées dans un Système d’Information Géographique (SIG) aux trames parcellaires et réseaux viaires identifiés sur le territoire ainsi que celles de l’occupation du territoire. L’analyse archéogéographique résultante permet d’identifier de grands axes morphogénétiques cohérents avec les grands traits du relief qui deviennent des trames parcellaires. Celles-ci démarrent avec l’occupation de l’époque ibérique et se renfoncent à l’époque romaine (page 41), mais les interventions médiévales sur le territoire ont incorporé les orientations anciennes dans l’aménagement de l’espace agraire et la morphologie urbaine.

       Le grand Chapitre II montre l’établissement humain sur le petit promontoire de la Malladeta. Un site perché dominant la baie de Villajoyosa. L’occupation de cette espace s’échelonne entre une phase plus ancienne datant entre 375 et 100 av. J.-C. correspondant à la première époque des contacts méditerranéens mis en évidence seulement par un mobilier (vases attiques et amphores puniques dont certaines sont originaires de la proche île d’Ibiza) qui n’est pas associé aux phases constructives. Les constructions attestées datent plutôt d’une phase ibérique récente et du Haut-Empire (entre 100 et l’époque augustéenne, puis flavienne) dont l’architecture en pente s’organisait en gradins. Le mobilier associé à cette phase se caractérise par l’absence de trouvailles propres d’ambiances domestiques : vaisselle de table et amphores et absence de conteneurs de stockage et de restes d’alimentation, mais surtout par la présence de brûle-parfums, auxquels s’ajoute un fragment d’une inscription votive en plomb (AE, 2014, 743) qui confirme la vocation cultuelle du site.

       La « Conclusion générale » de six pages est consacrée à l’interprétation des vestiges et à l’insertion du site dans le territoire. D’abord, l’occupation du site est définie par une longue première phase de presque trois siècles (375-100 av. J.-C.) seulement reconnue par le mobilier résiduel. Une deuxième phase d’à peine deux générations (100-25 av. J.-C.), et une dernière phase d’un siècle et demi, entre l’époque augustéenne et la fin du premier siècle en époque vespasienne, quand le site est définitivement abandonné, moment coïncidant avec le probable accès au statut de municipium de la proche agglomération d’Allon (?). La fin de l’occupation du site est interprétée comme la prise du relais d’un bâtiment de culte méconnu dans la proche agglomération antique à moins de deux kilomètres de la Malladeta.

       La discussion se centre sur la caractérisation et définition de ce lieu de culte. La fonction religieuse est définie en négatif : absence de tout reste de foyers, vases de stockage, fusaïoles, pesons ou meules propres des contextes domestiques) ; ou bien en positif : 172 brûle-parfums, un bronze ibère (statuette ex-voto) et une inscription votive. Il est ainsi défini comme un sanctuaire à l’aire libre, dans un promontoire monumentalisé qui dominait la baie hors l’espace urbain. La topographie dominant la vaste baie, la singularité du paysage et le vide de peuplement au sud du site jusqu’à environ une quinzaine de km dans une « frontera desierto » comme le disait déjà le maître E. Llobregat dans sa Contestania ibérica (1972), amène les auteurs à proposer une interprétation comme un sanctuaire-phare (page 179), un sanctuaire marin, lieu de rencontre et amer de la navigation côtière.

       Nos sommes en présence d’un ouvrage d’archéologie. Cette affirmation ne me semble pas banale, car les ouvrages de synthèse qui épargnent au lecteur-chercheur la démonstration stratigraphique, couche par couche et fragment de céramique par fragment de céramique se font de plus en plus fréquents. La connaissance historique arrive à partir de la description du site, de son environnement, du contexte de peuplement qui l’entoure, des variables physiques et de la chronologie basée sur l’interprétation prudente des données provenant de la fouille, des tessons et de sa position dans les couches ainsi que de la comparaison du type de mobilier avec d’autres sites-sanctuaires : couches et tessons, types de vaisselle et fonctionnalité, établissements et trames viaires et parcellaires font partie d’argumentations bien exposées et parfaitement illustrées et éditées. L’ensemble est une somme de connaissance d’un territoire, une vraie carte archéologique suivie d’une réflexion à partir de la comparaison et la discussion des arguments qui définissent la fonction principale du site dans son contexte humain… What else ?

Table des matières

Introduction, Pierre Rouillard, 1

Historia de las investigaciones y prospectiva, Antonio Espinosa, 3

ANALYSE DES RÉSEAUX GÉOGRAPHIQUES DU TÉRMINO DE VILLAJOYOSA

I. - La recherche sur les parcellaires ibériques et antiques, Sandrine Robert, 7

II. - Sources et méthodes, Laurent Costa, 12

III. - Les résultats de l’analyse archéogéographique, Sandrine Robert, Laurent Costa, 21

LA MALLADETA, UN SANCTUAIRE DE FRONTIÈRE

I. - Le programme de fouille, Pierre Rouillard, 43

II. - Un cap, des pentes : une structure géologique déclive, Cyril Gagnaison, Christian Montenant, 47

III. - Estratigrafía de cada uno de los sectores, Jesús Moratalla, Amanda Marcos, Eric Gailledrat, 49

IV. - Architecture et urbanisme, Pierre Rouillard, Laurent Costa, 94

V. - Los materiales muebles, Antonio Espinosa, Amanda Marcos, 108

VI. - Les terres cuites, Frédéric Horn, Jesús Moratalla, 156

VII . - Un fragmento de plomo con inscripción latina, Juan Manuel Abascal, 172

CONCLUSION GÉNÉRALE. - LA FONCTION DE LA MALLADETA, Pierre Rouillard, Antonio Espinosa, Jesús Moratalla, Laurent Costa, 175

Annexes /Anejos

Annexe I /Anejo I.- Inventario del material de cada uno de los sectores, Antonio Espinosa, Amanda Marcos, 181

Annexe II /Anejo II.- Inventario de los yacimientos arqueológicos, Diego Ruiz, Antonio Espinosa, Laurent Costa, 239

Annexe III /Anejo III.- La malacofauna, Agustí Galiana

Bibliographie, 305

lunes, 15 de junio de 2020

RESEÑA LES MONDES ROMAINS EN IL MANIFESTO

Valentina Porcheddu, Editoria Francia « Les mondes romains » a cura di Ricardo González Villaescusa, Giusto Traina e Jean-Pierre Vallat, da Ellipses.


Il Manifesto. Quotidiano comunista, 14 giunio 2020.

E’ mai esistito un mundo romano? Secondo Ricardo González Villaescusa, Giusto Traina et Jean-Pierre Vallat, tale concetto non rispecchia appieno la realtà storica in quanto corrisponde, nell’accezione comune, ai sette secoli dell’Impero. La politica espansionistica di Roma, iniziata nel III secolo a.C. non deve tuttavia essere scambiata per un fenonmeno eterno et inamovibile, proprio al “genio” o all’ “identità” romani. L’estensione geografica dell’Imperio, inoltre, supera il quadro di un Mediterraneo anch’esso ampiamente stereotipato. Domini, merci e idee attraversarono infatti terre et mari – dalle Isole Britanniche al Golfo Persico, dallo Stretto di Gibilterra ai limiti dei deserti mediorientali – tanto diversi quanto ricchi di specificità.

Partendo da queste premessa, González Villaescusa, Traina e  Vallat hanno concepito un manuale di Storia Romana non convenzionale, che rifiutta periodizzazioni et macro divisioni (Occidente, Oriente) prediligendo problematiche transversali indagate con metodologie di ricerca plurali e innovative. Les mondes romains. Questions d’archéologie et d’histoire (Ellipses, pp. 468 € 39,00) raccoglie, oltre ai saggi dei tre curatori, i contributi di numerosi studiosi di ambito internazionale e analizza le strutture politiche sociali et economiche di territori asservitti, in epoche e forme differenti (dall’arcaismo alla tarda antichità) all’imperium di Roma. Il volume, destinato agli studenti universitari ma non privo di interesse per un pubblico più vasto, consta di quattro parti. La prima, concentrata sulla metodologia, comprendre – oltre a una panoramicha dello scavo archeologico – approfondimenti relativi a discipline solo r
ecentemente riconosciute comme fondamentali ai fini della riconstruzione storica. Si afferma l’importanza dell’archeologia subacquea (il contributto è a firma di Giuliano Volpe) per esplorare i rapporti tra l’uomo e l’ambiente, intesi anche come relazioni culturali, e viene abattuto il pregiudizzio che vede l’archeologo rivolto unicamente agli artefatti – siano essi oggeti della vita quotidiana, prodotti artistici e religiosi o, più in generale, vestigia architettoniche – allo scopo di sdoganare gli “ecofatti” o “dati biologici (a discuterne è Marco Cavalieri).

Nella seconda e nella terza sezione sono affrontati, con un approccio che resta originale malgrado tematiche più tradizionali, il dialogo tra fonti scritte e archeologia e quello tra Roma “capitale”, città provinciali e contesti rurali. Qui trovano spazio anche le cosidette “città morte” della Siria del Nord, datate tra IV e VI secolo d.C. Stupiacce tuttavia che Abdallah Komaït scriva che le rovine di tali villaggi siano a tutti oggi magnificamente preservate mentre la maggior parte di esse hanno subito danni cosiderevoli nel corso del conflitto siriano esploso nel 2011.

Nell’ultimo segmento del libro, riservato ai “caso studio”, Pierre Leriche non tace invece la distruzione di Dura-Europos ma omette di spiegare le cause di devastazzioni e saccheggi meno eclatanti e mediatizzati – sebene ugualmente gravi – di quelli perpetrati a Palmira per mano dell’Isis. D’altra parte, che il passato (e dunque anche la sua comprensione) sia soggetto a strumentazzazioni politiche lo dimostra, in questo stesso volume, l’intervento di Anahide Kéfélian incentrato nelle implicazzioni ideologiche – tra nazionalismo e rivendicazioni identitarie – nello studio della regione del Caucaso durante l’occupazione sovietica e dopo la caduta dell’Urss. Cosi come di strategie che barattano le memorie dell’umanità con il potere racconta Catherine Abadie-Raynal attraverso l’imppressionante scavo di salvataggio a Zeugma, perla dell’Eufrate sommersa dall’ottusità del governo turco ancora prima che dalla diga Birecik.


Valentina Porcheddu, Editoria Francia « Les mondes romains » a cura di Ricardo González Villaescusa, Giusto Traina e Jean-Pierre Vallat, da Ellipses.


Il Manifesto. Quotidiano comunista, 14 giunio 2020.

Il n’a jamais existé un monde romain? Selon Ricardo González Villaescusa, Giusto Traina et Jean-Pierre Vallat, ce concept ne reflète pas pleinement la réalité historique car il correspond, au sens commun, aux sept siècles de l’Empire. La politique expansionniste de Rome, qui a commencé au troisième siècle avant J.-C. cependant, il ne faut pas le confondre avec un phénomène éternel et inamovible, propre à la « génie » ou à « l’identité » romaine. L’étendue géographique de l’Empire dépasse également l’image d’une Méditerranée qui est également largement stéréotypée. Des domaines, des marchandises et des idées ont traversé des terres et des mers - des îles britanniques au golfe Persique, du détroit de Gibraltar aux limites des déserts du Moyen-Orient - aussi divers que riches en spécificités

À partir de cette prémisse, González Villaescusa, Traina et Vallat ont conçu un manuel d’histoire romaine non conventionnel, qui rejette les périodisations et les macro-divisions (Occident, Orient), préférant les problèmes transversaux étudiés avec des méthodologies de recherche diverses et innovantes. Les mondes romains. Questions d’Archéologie et d’histoire (Ellipses, pp. 468 39,00 €) recueille, outre les essais des trois éditeurs, les contributions de nombreux universitaires internationaux et analyse les structures politiques sociales et économiques des territoires asservis, à des époques et différentes formes (de l’archaïsme à l’Antiquité Tardive) à l’empire de Rome. Le volume, destiné aux étudiants universitaires mais non sans intérêt pour un public plus large, se compose de quatre parties. La première, axée sur la méthodologie, comprend - en plus d’un aperçu des fouilles archéologiques - des perspectives liées aux disciplines récemment reconnues comme fondamentales aux fins de la reconstruction historique. L’importance de l’archéologie sous-marine est affirmée (la contribution est de Giuliano Volpe) pour explorer les relations entre l’homme et l’environnement, également comprises comme des relations culturelles, et le préjugé qui voit l’archéologue uniquement tourné vers les artefacts - qu’il s’agisse d’objets de la vie quotidienne, de produits artistiques et religieux ou, plus généralement, de vestiges architecturaux - afin d’effacer les «écofacts» ou les «données biologiques» (Marco Cavalieri en parle).

Dans les deuxième et troisième sections, sont abordés le dialogue entre les sources écrites et l’archéologie et celui-ci entre la «capitale» Rome, les villes de province et les contextes ruraux, avec une approche qui reste originale malgré des thèmes plus traditionnels. On y trouve également les soi-disant «villes mortes» du nord de la Syrie, datées entre le IVe et le VIe siècle après J.-C. Cependant, il est étonnant qu’Abdallah Komaït écrit que les ruines de ces villages sont magnifiquement préservées pour tous aujourd’hui alors que la plupart d’entre eux ont subi des dommages considérables lors du conflit syrien qui a éclaté en 2011. Dans la dernière partie du livre, réservée aux « études de cas» , Pierre Leriche ne se tait pas sur la destruction de Dura-Europos mais omet d’expliquer les causes de la dévastation et du pillage moins frappantes et médiatisées - quoique tout aussi graves - que celles perpétrées à Palmyre de la main de l’Isis. En revanche, le fait que le passé (et donc aussi sa compréhension) soit sujet à une manipulation politique le montre, dans ce même volume, l’intervention d’Anahide Kéfélian centrée sur les implications idéologiques - entre nationalisme et revendications identitaires - dans l’étude de la région du Caucase pendant l’occupation soviétique et après la chute de l’URSS. Catherine Abadie-Raynal raconte l’histoire de stratégies qui échangent les souvenirs de l’humanité contre le pouvoir à travers la fouille de sauvetage oppressive de Zeugma, la perle de l’Euphrate submergée par l’obscurité du gouvernement turc avant même le barrage de Birecik.

Valentina Porcheddu, Editoria Francia « Les mondes romains » a cura di Ricardo González Villaescusa, Giusto Traina e Jean-Pierre Vallat, da Ellipses.


Il Manifesto. Quotidiano comunista, 14 giunio 2020.


¿Hubo alguna vez un mundo romano? Según Ricardo González Villaescusa, Giusto Traina y Jean-Pierre Vallat, este concepto no refleja completamente la realidad histórica, ya que corresponde, en su acepción común, a los siete siglos del Imperio. La política expansionista de Roma, que comenzó en el siglo III a. C. sin embargo, no debe confundirse con un fenómeno eterno e inamovible, solo con el "genio" o la "identidad" ro mana. La extensión geográfica del Imperio también excede la imagen de un Mediterráneo que también es ampliamente estereotipado. Dominios, mercancias e ideas cruzaron tierras y mares, desde las Islas Británicas hasta el Golfo Pérsico, desde el Estrecho de Gibraltar hasta los límites de los desiertos del Medio Oriente, tan diversos como ricos en especificidades.

Partiendo de esa premisa, González Villaescusa, Traina y Vallat han concebido un manual de historia romana no convencional, que rechaza periodizaciones y macro divisiones (Occidente, Oriente), prefiriendo problemas transversales investigados con metodologías de investigación plurales e innovadoras. Les mondes romains. Questions d'Archéologie et d'histoire (Ellipses, pp. 468 € 39.00) recoge, además de los ensayos de los tres editores, las contribuciones de numerosos académicos internacionales y analiza las estructuras políticas sociales y económicas de los territorios controlados, en épocas y en diferentes formas (desde el periodo arcáico hasta la Antigüedad Tardía) al imperio de Roma. El volumen, destinado a estudiantes universitarios, pero no sin interés para un público más amplio, consta de cuatro partes. El primero, centrado en la metodología, incluye, además de una visión general de la excavación arqueológica, conocimientos relacionados con disciplinas recientemente reconocidas como fundamentales para los propósitos de la reconstrucción histórica. Se reivindica la importancia de la arqueología subacuática (la contribución es de Giuliano Volpe) para explorar las relaciones entre el hombre y el medio ambiente, también entendido como relaciones culturales, y los prejuicios que el arqueólogo solo aborda. artefactos, ya sean objetos de la vida cotidiana, productos artísticos y religiosos o, más en general, vestigios arquitectónicos, para eliminar los "ecofactos" o "datos biológicos" (Marco Cavalieri los discute).

En las secciones segunda y tercera, se aborda el diálogo entre las fuentes escritas y la arqueología y el diálogo entre la "capital" Roma, las ciudades provinciales y los contextos rurales, con un enfoque que sigue siendo original a pesar de los temas más tradicionales. Aquí también se encuentran las llamadas "ciudades muertas" del norte de Siria, fechadas entre los siglos IV y VI d. C. Sin embargo, es sorprendente que Abdallah Komaït escriba que las ruinas de estas aldeas están muy bien conservadas hoy, mientras que la mayoría de ellas sufrieron daños considerables durante el conflicto sirio que estalló en 2011.

En el último segmento del libro, reservado para los "estudios de caso", Pierre Leriche no guarda silencio sobre la destrucción de Dura-Europos, pero omite explicar las causas de la devastación y el saqueo menos llamativo y mediatizado, aunque igualmente grave, que los perpetrados en Palmira de mano del Isis. Por otro lado, el hecho de que el pasado (y, por lo tanto, también su comprensión) esté sujeto a manipulación política lo demuestra, en este mismo volumen, la intervención de Anahide Kéfélian que se centró en las implicaciones ideológicas, entre el nacionalismo y las afirmaciones de identidad, en el estudio de la región. del Cáucaso durante la ocupación soviética y después de la caída de la URSS. Catherine Abadie-Raynal cuenta la historia de estrategias que intercambian los recuerdos de la humanidad por el poder a través de la excavación de rescate opresiva en Zeugma, la perla del Éufrates sumergida por la obtusidad del gobierno turco incluso antes de la presa Birecik.

martes, 14 de noviembre de 2017

ENTRE TIERRA Y MAR: ZWISCHEN LAND UND MEER

Ricardo González Villaescusa « F. Teichner, Entre tierra y mar: zwischen Land und Meer : Architektur und Wirtschaftsweise ländlicher Siedlungsplätze im Süden der römischen Provinz Lusitanien (Portugal), Mérida : Museo Nacional de Arte Romano, 2008 ». 2 vol: ill. plans, cartes. Résumé en espagnol, portugais, anglais et français, compte-rendu apparu en Bulletin de l'association AGER, 20, 2010, pp.47-48.

Table de matières

1. Einleitung: Vorgeschichte und Organisatorischer Rahmen des Forschungsprojektes
2. Forschungsgegenstand, Fragestellung und Vorgehensweise
3. Monte da Nora (Terrugem, Elvas, Alto Alemtejo)
4. Milreu (Estói, Faro, Algarve)
5. Cerro da Vila (Vilamoura)
6. Marmeleiros (Vilamoura, Quarteira, Loulé, Algarve)
7. Quinta da Abicada (Mexilhoeira Grande, Portimâo, Algarve)
8. Wohnbauten Ländlichersiedlungen zwischen der Späten Eisenzeit und der Frühen Mittelalte
9. Architektonische und Funktionale Analyse Derwirtschaftsbauten
10. Siedlungsgeschichtliche Auswertung
11. Zusammenfassungen
12. Details Römischer Bautechniken
13. Verbreitungslisten
14. Fundkatalog
15. Bibliographie
16. Anhang
17. Anlagen (PDF AUF CD)
(Compte rendu réalisé grâce aux résumés en diverses langues)

Les deux gros volumes qui totalisent plus de mille pages représentent la thèse d’Habilitation de l'auteur, par ailleurs engagé dans un programme de protection du patrimoine portugais. La région d'étude est le sud de la province de Lusitanie qui correspond au sud de l'actuel Portugal. La perspective est diachronique, depuis le monde indigène préromain jusqu’à la période islamique, entre le Ier siècle av. J.-C. et le Xe siècle de l'ère chrétienne, bien que l'analyse se concentre sur la transition entre le second Age du Fer,et l’arrivée des colons italiques consécutive à la conquête romaine. Le point de départ de l’étude est la comparaison entre les établissements de la côte lusitaine et un établissement de l'intérieur à caractère continental, proche de l’ancienne capitale Emerita Augusta (Mérida). Ce choix ne paraît pas bien justifié, tout comme la méthode d’analyse qui ne tient compte que de quelques sites majeurs, comme on pourra l’apprécier par la suite.

La réalisation de monographies pour chacun des sites (Monte da Nora, Milreu, Cerro da Vila, Marmeleiros et Quinta da Abicada) constitue donc la base de l'étude. C'est là qu'on apprécie le travail d'inventaire, d’interprétation, de propositions de restitution, de classification et d’analyse architecturale très fouillé et richement illustré par le deuxième volume qui contient les inventaires, la très riche bibliographie démontrant la bonne connaissance des publications ibériques par l'auteur, les annexes et plus de 200 planches.

À partir de la comparaison des techniques constructives et de l'occupation des différents établissements, l'auteur réinterprète les sites et leurs activités productives. Ainsi, les sites de tradition indigène dont les structures productives ne dépassent guère une activité de subsistance sont illustrés par l’établissement de Monte da Nora qui peut être assimilé à un vicus dont le toponyme antique pourrait être Montobriga.

En revanche, la villa de Milreu, dans le territoire de l'ancienne Ossonoba, représente les riches propriétaires dont les ressources principales proviennent de l'oléiculture (cinq pressoirs) et de la viticulture (trois pressoirs), ce qui correspond à la villa perfecta de Caton. L’établissement devient une riche villa suburbaine tardo-antique dont le fundus est doté de lieux de culte chrétien avant que ses habitants embrassent/adoptent la religion musulmane au IXe siècle.

Le développement historique de Marmeleiros et Cerro da Vila est étroitement lié. Les bases productives des deux établissements ruraux étaient communes : l'exploitation de la côte dans un espace marécageux pourvu d'un quai. L'abandon du premier site avant la fin du Ier siècle ap. J.-C., probablement en liaison avec le comblement de la lagune, conduit à la concentration de la population dans l’établissement de Cerro da Vila. Un processus généralisé de concentration de la production dans les grands sites au détriment des petits établissements, qui disparaissent, est mis en évidence. Dans les grands sites, la qualité des habitats et des programmes de construction conduit l'auteur à interpréter les lieux de production de salaisons et de pourpre comme des industries centralisées relevant d'une "économie de prestige" nécessitant un personnel qualifié. La production tardo-antique et wisigothique est bien supérieure à la simple subsistance comme le démontre la construction de nouveaux bassins (cetariae) en quantité non négligeable. À l'époque islamique est attestée une production fortement spécialisée de céramique vernissée.

Enfin, la villa de Abicada occupait un milieu deltaïque à proximité de Portimão et produisait du garum, avec une structure proche de celle des villae maritimae des IIIe-IVe siècles.

L'analyse amène l'auteur à proposer une lecture différente de la production de garum et de pourpre, qui apparaît comme une activité saisonnière complémentaire des activités agricoles et d'élevage. Pour lui, la ségrégation spatiale et l'incompatibilité des processus de production expliquent une division du travail impliquant que les produits dérivés de la pêche et la pourpre n'étaient pas fabriqués dans les villae mais dans des agglomérations secondaires, ou ce qu'il appelle des établissements marchands ou commerciaux. L'auteur soutient qu’à l’inverse de l'oléiculture et de la viticulture, qui demandent un investissement préalable, les ressources maritimes étaient accessibles à tous.

F. Teichner dresse ainsi un tableau régional montrant des campagnes riches, dédiées à l’exploitation des produits de la terre et de la mer (Entre tierra y mar du titre), mais sans interférences entre les investissements liés à l’une et l’autre de ces productions. À la suite de l’auteur, il faut mettre en rapport ce panorama avec la proche province de Bétique et les grandes productions d'huile. Il faut toutefois objecter à l'auteur que la production de pourpre étant un monopôle de l'État romain ce qui n'est pas le cas pour l’huile, la situation décrite en Lusitanie est bien loin d'être comparable aux petits établissements producteurs de pourpre repérés à Ebusus. Faut-il voir dans ces différences une variabilité régionale ou bien un processus de concentration et de centralisation émanant de l'autorité de l'État romain dès le IIe siècle ?

Pour le reste, c'est un travail qui montre la diversité des campagnes lusitaines : diversité sociale, économique, ethnique..., qui se traduit par une diversité des établissements, des manifestations architecturales et des modes d'occupation du sol. Cependant, bien que les sites étudiés soient importants et la vision beaucoup plus large que le seul corpus analysé, on peut se demander si les conclusions seraient identiques si l'analyse avait été conduite à partir de prospections systématiques réalisées dans des espaces significatifs autour des établissements de référence. Les résultats auraient probablement pu nuancer les contrastes évidents existant entre les deux zones.

L'ouvrage restera une référence sur les campagnes ibériques et plus précisément sur les campagnes du sud de la Lusitanie, témoignant d’une connaissance approfondie de la réalité de terrain comme de la bibliographie ibérique (ce qui n'est pas toujours évident). Il s’agit d’un travail de révision et de réinterprétation des données archéologiques et muséographiques qui a un intérêt majeur pour la connaissance, la protection et la mise en valeur du patrimoine antique portugais

miércoles, 20 de septiembre de 2017

LA EXPLOTACIÓN DE RECURSOS MARÍTIMOS EN LA ANTIGÜEDAD


R. González Villaescusa, K. Schörle, F. Gayet, F. Rechin (dir.) L'exploitation des ressources maritimes de l'Antiquité. Activités productives et organisation des territoires, XXXVIIe Rencontres Internationales d’Archéologie et d’Histoire d’Antibes & XIIe colloque de l'association AGER, Éditions APDCA, Antibes, 2017. [2-904110-58-5].

Librairie Archéologique
1, rue des Artisans, BP 90, F-21803 Quetigny Cedex
Tél. : +33 3 80 48 98 60 - infos@librairie-archeologique.com

Este volumen, resultado de la organización conjunta de los XXXVIIº Encuentros Internacionales de Arqueología e Historia de Antibes y el XIIº Coloquio de la Asociación Ager, quiere contribuir a la comprensión de la implantación litoral en función de la explotación de los recursos marítimos. El objetivo es comprender la explotación del medio litoral (producción y transformación de productos) y el papel que juegan la producción, circulación e intercambios marítimos en los sistemas de poblamiento y organización territorial. Estos espacios de naturaleza y calidad diferentes y con discontinuidades bioecológicas aportan a sus ocupantes un medio híbrido: a menudo la construcción de estos paisajes antropizados dan cuenta y sacan provecho de esta posición. El volumen presta una particular atención a la gestión de los espacios y paisajes costeros: el hábitat, diques, pastizales, cultivos, salinas y a las interacciones entre las actividades de explotación de los recursos marinos y la explotación agrícola, poniendo en evidencia los estrechos lazos entre la agricultura y la pesca o, incluso, la ganadería.

Cet ouvrage issu de l’organisation conjointe des XXXVIIe Rencontres Internationales d’Archéologie et d’Histoire d’Antibes et du XIIe Colloque de l’Association Ager veut contribuer à la compréhension de l’implantation littorale en fonction de l’exploitation des ressources maritimes. L’objectif est de comprendre l’exploitation du milieu littoral (la production et la transformation des produits) et le rôle de la production, circulation et les échanges maritimes dans les modes de peuplement et d’organisation territoriale. Ces deux espaces de nature, de qualités différentes et avec des discontinuités bioécologiques appor tent aux occupants un milieu hybride : souvent, la construction de ces paysages anthropisés rend compte et tire profit de cette position. Le volume porte une attention par ticulière à l’aménagement des espaces et des paysages côtiers : l’habitat, les digues, les prairies salées, les cultures, les marais salins, et les interactions entre les activités d’exploitation des ressources marines et l’exploitation agraire, en mettant en évidence les liens étroits entre l’agriculture et la pêche, voire l’élevage.

This book results from the joint organization of the XXXVII Rencontres Internationales d’Archéologie et d’Histoire of Antibes and the XIIth Colloquium of the Ager Association. Its main objective is to contribute to the understanding of coastal settlements in light of the exploitation of maritime resources. The aim is to seek a better understanding of the exploitation (i.e. the production and its processing methods) of coastal environments understood as an interface between the land and the sea, and the role of production, circulation and maritime trade for settlements and territorial organization. The land and the sea form two natural spaces with different qualities and discontinuous bioecological systems, yet they create a hybrid environment : human settlements and activities in coastal lands often both reflect and profit from this situation. This volume also paid attention to the distinction between amphibious territories (benefiting from two elements: marshes, lakes and lagoons coastal and rivers, meadows flooded by the sea...) and mixed economies in which communities integrate fishing practices and into their operating systems, which are also agricultural and pastoral.