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miércoles, 26 de febrero de 2020

LOS LÍMITES DE LA ARQUEOLOGÍA CONTEMPORÁNEA

Traducción del artículo aparecido en Le Monde sobre el número especial de Les Nouvelles de l'archéologie editado con ocasión del 40 aniversario de la revista.

Les nouveaux champs d’exploration de l’archéologie française

Pierre Barthélémy, Le Monde Vendredi 21 février 2020

Con ocasión de su 40 aniversario, la revista « Les Nouvelles de l’archéologie » realiza un balance y muestra cómo el trabajo de los arqueólogos se ha abierto a otros terrenos de investigación como el clima o las ciudades.

La revista de revistas, creada en 1979, la revista Les Nouvelles de l’archéologie acaba de celebrar 40 años. Una ocasión para elaborar, en un número doble, el balance de la profunda mutación que ha vivido la arqueología francesa en el curso de estas cuatro décadas. La principal transformación del periodo fue la ley del 17 de enero de 2001, que significó que por fin Francia se organizara para estudiar y preservar su patrimonio enterrado de manera previa a las grandes operaciones de ordenación del terrirorio. Ello conllevó la creación del Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), que dio el marco financiero y profesional a las excavaciones llamadas de urgencia, cuando los investigadores intervienen antes que las palas excavadoras.

De forma paralela, las prácticas científicas también conocieron su propia evolución, el arqueólogo desprendiéndose de sus disciplinas tutelares tradicionales (la Historia y la Historia del Arte) para acabar proyectándose, hacia las ciencias más “duras” previo “bricolaje disciplinario”. De esta manera, tal y como rastrea este proceso Anne Augereau (Inrap), los nuevos enfoques de campo integran “estudios especializados casi siempre –sobre las producciones líticas, cerámicas, metales, restos de fauna y la arqueozoología, los restos de la construcción y de la arquitectura, sobre los asentamientos…–, los análisis bio y geoarqueológicos (…) han adquirido de forma paralela un relieve inédito”.

Estamos bien lejos de la caricatura de un Indiana Jones excavando para desenterrar objetos de prestigio. Si la arqueología fascina todavía, el descubrimiento del artefacto suntuoso, de la ruina, no son el alfa y el omefa de la actividad arqueológica. “Hay líneas de investigación que han progresado de manera muy importante », continúa Anne Augereau: la explotación en todas las épocas de materias primas végétales, animales y minerales, la arqueología de los paisajes, la arqueología de las ciudades, las redes de intercambio, la historia del clima…”. De forma similar, periodos más recientes, como la primera y la segunda Guerra Mundial, se han abierto a una disciplina, que se frecuentemente a épocas mas remotas.

Hasta aquí el balance. En un artículo poco optimista titulado “Regreso al futuro”, Laurent Olivier, conservador en jefe del patrimonio, pone en evidencia que la arqueología preventiva “es el producto indirecto de la «Gran Aceleración» de la presión antrópica sobre el medio terrestre”. Ligado a una “época de la Devastación”, el antropoceno imprime su marca sobre la Tierra –“devastando iguamente los recursos arqueológicos, al tiempo que confronta la práctica de la disciplina a tal inflación de datos y de restos que no sabemos cómo tratarlos ni gestionarlos”. La arqueología podría alcanzar sus propios límites, de la misma manera que estamos alcanzando los de la biosfera.

Les Nouvelles de l’archéologie, « Les nouvelles ont 40 ans ! », n° 157-158, septembre-décembre 2019, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 160 p., 24 €.

Les nouveaux champs d’exploration de l’archéologie française

Pierre Barthélémy, Le Monde Vendredi 21 février 2020 

A l’occasion de son 40e anniversaire, la revue « Les Nouvelles de l’archéologie » dresse un bilan et montre comment le travail des archéologues s’est ouvert à d’autres terrains de recherche, tels les climats ou les villes.

La revue des revues. Lancée en 1979, la revue Les Nouvelles de l’archéologie vient de fêter ses 40 ans. L’occasion pour elle, dans un numéro double, de dresser le bilan de la profonde mutation qu’a subie l’archéologie française au cours de ces quatre décennies. Le principal bouleversement de la période a incontestablement été la loi du 17 janvier 2001, grâce à laquelle la France s’est enfin organisée pour étudier et préserver son patrimoine enfoui en amont des grandes opérations d’aménagement du territoire. Cela s’est traduit par la création de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), qui a donné un cadre financier et professionnel aux fouilles dites d’urgence, au cours desquelles les chercheurs interviennent avant les bulldozers.

En parallèle, les pratiques scientifiques ont aussi connu leur propre révolution, l’archéologue se détachant de ses traditionnelles disciplines tutélaires (l’histoire et l’histoire de l’art) pour se déporter, au gré d’un « bricolage interdisciplinaire », vers des sciences plus « dures ». Ainsi que le retrace Anne Augereau (Inrap), les nouvelles approches sur le terrain intègrent « la plupart du temps des études spécialisées –sur les productions lithiques, céramiques, métalliques, sur les restes fauniques et l’archéozoologie, sur les vestiges du bâti et de l’architecture, sur les questions d’implantation, etc. –, les analyses bio et géoarchéologiques (…) prenant, parallèlement, un essor inédit ».

On est donc loin de la figure caricaturale d’un Indiana Jones creusant le sol afin d’en déterrer de prestigieux vestiges. Si elle fascine toujours le public, la découverte du somptueux artefact, de la belle ruine, n’est plus l’alpha et l’oméga de l’activité archéologique. « Des axes de recherche ont bénéficié d’avancées très importantes, poursuit Anne Augereau : l’exploitation, à travers les âges, des matières premières végétales, animales et minérales, l’archéologie des paysages, l’archéologie des villes, les réseaux d’échanges, l’histoire des climats, etc. » De la même manière, des périodes historiques récentes, comme la première et la deuxième guerre mondiale, se sont ouvertes à la discipline, qui s’était souvent cantonnée à des temps plus reculés.

Voilà pour le bilan. Dans un article sombre intitulé « Retour vers le futur », Laurent Olivier, conservateur en chef du patrimoine, fait remarquer que l’essor de l’archéologie préventive « est le produit indirect de la “Grande Accélération” de la pression anthropique sur les milieux terrestres ». Apparenté à un « âge de la Dévastation », l’anthropocène – l’ère géologique actuelle, où l’humanité imprime physiquement son sceau sur la Terre – « dévaste également les ressources archéologiques, en même temps qu’elle confronte la pratique de la discipline à une telle inflation de données et de restes que l’on ne sait plus comment les traiter ni les gérer ». L’archéologie pourrait donc toucher à ses propres limites, tout comme nous touchons à celles de la biosphère.

Les Nouvelles de l’archéologie, « Les nouvelles ont 40 ans ! », n° 157-158, septembre-décembre 2019, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 160 p., 24 €.

domingo, 8 de diciembre de 2019

LES NOUVELLES DE L'ARCHÉOLOGIE ONT 40 ANS !

Parution du 157-158 volume des Nouvelles de l'Archéologie


1979-2019. À l'occasion des 40 ans des Nouvelles de l’archéologie, ce numéro double revient sur les évolutions de la recherche en archéologie comme sur celles de la revue.


De nombreux auteurs des premières heures ont été invités à commenter des articles signés il y a quarante, trente ou vingt ans, tandis que de plus jeunes chercheurs donnent leur point de vue sur l’état de leur discipline dans l’institution dans laquelle ils exercent. Entre politique générale de la recherche, évolution des théories, des méthodes et des outils, formation à l’archéologie, diffusion des résultats et liens entre archéologie et histoire ou archéologie et société, vingt-cinq contributions reviennent sur les mouvements qui ont marqué cette discipline depuis quarante ans.
En retraçant l’histoire d’un périodique dont le rôle politique fut essentiel pour une communauté en voie de professionnalisation, et dont le rôle scientifique ne s’est jamais démenti, ce numéro relate la mutation qu’a connue la pratique de l’archéologie, abordant avec la même rigueur ses difficultés comme ses avancées.

La revue, au double titre de témoin et de source, est partie intégrante de l’histoire de cette archéologie plurielle souhaitée par Joseph Déchelette (1862-1914) dès l’orée du XXe siècle.

Numéro anniversaire publié sous la direction d’Aline Averbouh et de Claudine Karlin, avec la collaboration d’Armelle Bonis.
Manifestation pour les droits et devoirs de l'archéologie préventive.
Paris 1997. © Marc Talon
Avec les contributions de Anne Augereau, Jean-Jacques Bahain, Claire Besson, Olivier Blin, Frank Braemer, Olivier Buchsenschutz, Dorothée Chaoui-Derieux, Bernard Clist, Anick Coudart, Véronique Darras, Jean-Paul Demoule, Bruno Desachy, Henri Duday, Alain Gallay, François Giligny, Ricardo González Villaescusa, Katherine Gruel, Pierre Gouletquer, Xavier Gutherz, Edouard Jacquot, Victorine Mataouchek, Pierre-Yves Manguin, Bruno Maureille, Norbert Mercier, Sophie Méry, Amélie Méthivier, Cécile Michel, Virginie Motte, Anne Nissen, Laurent Olivier, Sébastien Plutniak, Haris Procopiou, Clotilde Proust, Alain Schnapp, Hélène Valladas, Jonhattan Vidal et Jean-Denis Vigne.

Sommaire


Éditorial

Les nouvelles de l'archéologie ont quarante ans

Politique de l'archéologie

Anick Coudart et Jean-Paul Demoule
Les nouvelles de l’archéologie, la théorie et l’action : la crise de la quarantaine n’est pas inéluctable !

Bruno Maureille et Cécile Michel
L’archéologie et le Cnrs. Événements et réflexions sur les 40 dernières années

Frank Braemer, Véronique Darras, Sophie Méry, Xavier Gutherz et Pierre-Yves Manguin
L’archéologie française à l’étranger : 40 ans d’informations et d’échanges dans Les nouvelles de l’archéologie. Enjeux actuels

Édouard Jacquot, Virginie Motte et Jonhattan Vidal
L’écosystème de l’archéologie française mis en place à l’île de La Réunion. L’expérience du dernier-né des services régionaux de l’archéologie (2010-2019)

Anne Augereau
L’archéologie préventive hier, aujourd’hui… Demain ?

Olivier Buchsenschutz
Quelle place pour l’archéologie, en particulier métropolitaine, au XXIe siècle ?

Formation

Anne Nissen et Haris Procopiou
Former les futurs archéologues

Amélie Méthivier et Clotilde Proust
Conservation-restauration et archéologie : chemins croisés

Jean-Denis Vigne
L’archéologie et son enseignement au Muséum national d’histoire naturelle

Pierre Gouletquer
L’enfant, le Smartphone et le préhistorien. De l’archéologie de l’objet à l’objet de l’archéologie

Diffusion

Katherine Gruel
Les revues archéologiques en France, 30 ans après

Bernard Clist
L’archéologie sur Internet 20 ans après l’esquisse présentée dans Les nouvelles de l’archéologie

Théories & méthodes

Sébastien Plutniak
Les vertus des études des sciences : retour sur une réception française du postmodernisme en archéologie

Alain Gallay
Regard prospectif sur l’ethnoarchéologie francophone

Henri Duday
Quelques réflexions sur trente années d’évolution méthodologique en France

Jean-Jacques Bahain, Norbert Mercier et Hélène Valladas
Datation des sites préhistoriques : quoi de neuf depuis les années 1980 ?

François Giligny et Bruno Desachy
Informatique et archéologie en France : les années 1980

Archéologie & histoire

Ricardo González Villaescusa
L’évolution des disciplines géohistoriques. Des cadastres aux paysages et à l’archéogéographie

Olivier Blin
Retour vers le passé : à propos d’un article paru en 1988 dans Les nouvelles de l’archéologie. Pluridisciplinarité, interdisciplinarité et profondeur de temps

Victorine Mataouchek
Archéologie préventive sur le bâti et Monuments historiques. Une collaboration qui devrait être exemplaire

Archéologie & société

Alain Schnapp
Les ruines sont-elles nécessaires ? Réflexion sur l’utilité du regard archéologique

Pierre Gouletquer
De la préhistoire naïve à la naïveté de la préhistoire

Laurent Olivier
Retour vers le Futur. L’archéologie française, la vieille Europe et l’extrême droite

Claire Besson et Dorothée Chaoui-Derieux
Un regard illustré sur l’aventure de la fouille dite « du Grand Louvre »

jueves, 3 de agosto de 2017

ASALTAR LOS CIELOS SIN PASAR POR LA TIERRA

Ricardo González Villaescusa
Levante-EMV 3 de agosto de 2017
 
Si el patrimonio es el uso contemporáneo que un colectivo social hace de su pasado, este uso traduce buena parte de la representación colectiva presente de una sociedad y de sus perspectivas de futuro. Pasados dos años de las elecciones que cambiaron el escenario del poder territorial en algunas de las principales ciudades españolas y comunidades autónomas, es posible reflexionar sobre qué futuro reservan los partidos emergentes a un pasado enfrentado a la idea de modernidad.

Ciudades tan emblemáticas como Madrid, Barcelona, Valencia, Alcalá de Henares o Cartagena y comunidades autónomas como la catalana o la valenciana han visto transformarse la situación política. La tendencia ha sido la formación de gobiernos socialistas que han contado con el apoyo de las fuerzas políticas emergentes o, en ocasiones, como en Barcelona, son los socialistas que apoyan a En Comú Podem. Los programas de gobierno de estos grupos son explícitos en cuanto a los grandes objetivos generales que pueden consultarse en sus sitios de internet. Los comunes muestran en su programa la intención de “blindar los servicios públicos”; la CUP tiene como objetivo manifiesto “substituir el modelo socioeconómico capitalista por otro nuevo”; en Valencia, Compromis, pretende “superar las carencias del modelo económico vigente”. Sin embargo, en el tema patrimonial estamos más cerca de valores posmateriales del liberalismo de izquierda como intentaré demostrar. Aunque proporcionar “munición argumentativa de utilidad para los sectores más reaccionarios” (Manuel Cruz, Travesía de la nada. Reflexiones sobre el argumentario independentista, 2016) no figure entre mis intenciones, hay sobradas razones para creer que las coaliciones citadas olvidan cuestiones medulares del patrimonio cultural, si bien, no es en mayor medida que en las fuerzas políticas tradicionales.

Tras consultar con diferentes amigos, colegas y empresarios de las más importantes plazas citadas me han transmitido un mensaje poco esperanzador. La situación económica es crítica (la deuda de la Comunidad Valenciana alcanza el equivalente de tres anualidades presupuestarias), pero es amargo constatar que la crisis económica culmina una crisis de valores que, por definición, hace mella en el patrimonio cultural, mediatizado por ideales y necesidades no materiales. La política cultural se centra en el teatro, el cine o las exposiciones y el patrimonio cultural se encuentra supeditado al medioambiente y, a lo sumo, al interés patrimonial del karma del “turismo cultural”: una disciplina histórica al servicio del crecimiento económico. Errores de bulto como la demolición del convento de las Damas Apostólicas de Madrid, están originados más por una devaluación de los requisitos de protección legal del patrimonio que indujo la reforma de la ley de la Comunidad de Madrid en 2013, que por el alegado “error burocrático”, siendo paradójico que sea una movilización ciudadana la que paralice el avance del derribo. Hay una tendencia a que las actividades culturales tengan un lógico cariz identitario, mayor en Cataluña, y un uso memorial del pasado. Las justificadas intervenciones arqueológicas en las fosas de represaliados por el franquismo, el oportuno acto de reivindicación de la figura de Negrín o la próxima celebración del 80 aniversario del “II Congreso Internacional de Escritores para la Defensa de la Cultura”, son buenas muestras de una concepción de la Historia a remolque de un memorialismo, que asume “los sueños que en el pasado tuvieron los nuestros como nuestro propio insuperable horizonte de expectativas” (M. Cruz, Adios, historia, adiós, 2012).

La síntesis de algunas de esas políticas se concita en una comunidad como la Valenciana donde se hace la mayor apuesta posible, un cambio legislativo de la misma Ley de Patrimonio que se encuentra en trámite, mientras que el esperado Reglamento Regulador de las Actividades Arqueológicas permanece olvidado. Sólo podemos felicitar que el borrador público que se pretendió poner en marcha al principio de la legislatura instaure una acreditación de los servicios arqueológicos municipales para poder intervenir en la arqueología local. Pero es del todo inadmisible que las empresas de arqueología queden redimidas de dicha acreditación y que la figura del promotor sea el interlocutor ante la administración, en lugar del titulado superior en materia de arqueología y/o patrimonio, único responsable de los resultados científicos de la misma. Una prueba más de que “el capitalismo se ha quedado solo” en afortunada expresión de Manuel Cruz.

En un contexto de crisis puede entenderse la mísera cifra destinada al patrimonio en las cuentas públicas de los últimos presupuestos de la Comunidad Valenciana. Cantidad apenas remediada por un improvisado “Plan de Inversiones en el Patrimonio Cultural” de cuatro millones de euros para dos ejercicios, a todas luces desequilibrado territorial y temáticamente, además de una clara finalidad aplicada al turismo cultural. Inconscientemente, espero, el “Plan” anunciado confirma la “crisis silenciosa” que pone la educación y la cultura al servicio de la competitividad global y de la capacidad de generar renta (M. Nussbaum, Sin fines de lucro, 2010). No puede compartirse la ausencia total de ideas que denotan las principales actuaciones tendentes a la recuperación de la Dama de Elche, propias de un decimonónico afán identitario. Un ejemplo más de una huida hacia atrás inspirada por una geopolítica utópica que pretende restituir el tiempo en que algo pudo ser y no fue. Mientras que el ejecutivo valenciano implora la vuelta del busto ibérico a la ciudad de Elche, olvida completamente en el citado “Plan de inversiones” el rico patrimonio ibérico de la Comunidad.

Es cierto que hay pocos recursos económicos y no es menos cierto que el turismo cultural ofrece una utilidad social que puede contribuir al desarrollo económico de los territorios, pero la rentabilidad no puede ser el motor de las políticas patrimoniales. Lamentablemente, la práctica política cotidiana de los dos últimos años del social-liberalismo y de las fuerzas anticapitalistas dan diariamente la razón a Francis Fukuyama. En un peligroso atajo discursivo asumen que sin dinero no hay política posible y la diferencia entre las formaciones conservadoras y progresistas se sustancia en el peso y color de las dotaciones presupuestarias destinadas a las políticas evidentes: la iglesia que se cae o el trámite de una excavación preventiva.

Así, acaban convertidos en notarios de una realidad presente en la que no pueden influir, para mirar atrás, hacia un pasado reciente no deseado que pospone indefinidamente el imperativo político de transformar la sociedad aquí y ahora.

sábado, 19 de marzo de 2016

PATRIMONIO HISTÓRICO VALENCIANO: MEDIO CENTENAR DE PREGUNTAS EN BUSCA DE RESPUESTA

Detalle escultórico de la Lonja
Ricardo González Villaescusa
Josep Vicent Lerma

Levante-EMV, 19 de marzo de 2016

La buena acogida por parte de colectivos como Espiera o el mismo CDL de Valencia y Castellón de nuestro artículo “De arqueología, reglamentos y sabios” (Levante-EMV, 8-01-2016) y el nuevo compromiso del Secretario autonómico de Cultura Albert Girona de someter a consulta de los eruditos del Consell Valencià de Cultura el irredento Reglamento regulador de la arqueología valenciana, nos estimula a exprimir el impase para seguir reflexionando públicamente sobre la Arqueología y el patrimonio histórico valencianos. 

Si en aquella primera entrega nos centrábamos en cuestiones de procedimiento, señalando la necesidad de que los nuevos útiles reglamentarios surjan, con algunas premisas, de un consenso profesional, empresarial, académico, científico…. Ahora no queremos perder la oportunidad de proponer cuestiones de fondo que deben presidir cualquier reflexión sobre esos métodos. La principal es la propia definición de patrimonio y su derivada que consiste en qué quiere hacer la sociedad valenciana con ese legado secular. 

Así la definición de “patrimonio” dista de ser algo asentado e inamovible. Desde la primera acepción del obispo montañés abad Grégoire, diputado de la Convención y primer personaje preocupado por los bienes artísticos del pasado y la destrucción de los mismos durante la Revolución francesa, hasta nuestros días, el concepto no ha dejado de incrementar su complejidad. Por consiguiente el patrimonio cultural, no preexiste hasta que es inventariado y puesto en valor por decisiones políticas cambiantes. En una primera instancia existen sensibilidades, susceptibles de acabar, transformadas en disposiciones legislativas. ¿Acaso las chimeneas, fruto de un reciente pasado industrial desparecido, no fueron primero respetadas en algunos planes urbanísticos, para pasar después a ser protegidas por disposiciones patrimoniales? Esa cuestión ontogenética merece una pausada discusión que siente las bases de la política patrimonial de las próximas dos décadas. Las voluntades expresadas a nivel local como la demanda de un proyecto de capitalidad de la romanización en torno a Sagunto (Levante-EMV, 10-02-16) son substanciales, pero requieren de miradas globales de mayor calado.

Esa reflexión debe partir de un listado de interrogantes que aportarán más conocimientos solo por el solo hecho de formularse que las eventuales respuestas, proporcionándonos una idea de las políticas prioritarias a poner en marcha con vistas en un futuro no demasiado lejano.

A modo de listado no exhaustivo se nos ocurren algunos interrogantes agrupados temáticamente.
  • ¿Qué aspectos identitarios pueden contribuir en los próximos años a una nueva política patrimonial valenciana? ¿Qué rasgos culturales deben ser objeto de nuestra atención preferente? ¿Qué nos une a los valencianos? ¿Qué nos une al pasado? ¿Qué proyección de futuro queremos legar a las generaciones venideras? ¿Qué relación queremos tener con un cambiante medio ambiente? ¿Qué nexos queremos privilegiar con las sociedades industriales de los siglos XIX y XX? ¿Con las clases sociales privilegiadas: edificios del poder civil o religioso? o ¿con los vestigios de un mundo rural que se extingue a ojos vista en nuestra Huerta de Valencia?
  • ¿Qué periodos históricos del pasado del actual territorio valenciano son más o menos conocidos? ¿Queremos corregir la tendencia del valencianismo “gótico” de las últimas décadas? ¿Qué religiones del pasado forman parte la personalidad multicultural del presente?
  • ¿Qué identidades culturales vertebraron el actual territorio valenciano? iberos, fenicios, romanos, musulmanes, conquistadores feudales… Y ¿qué peso acordarles a cada una de esas civilizaciones en nuestro imaginario colectivo actual?
  • ¿Qué políticas científicas deben ponerse en marcha para dotar de contenido a cada una de ellas? ¿Nuevas excavaciones programadas? ¿Publicaciones de colecciones on line de los datos primarios de los últimos 30 años de excavaciones de urgencia? ¿Síntesis científicas orquestadas desde la administración y favoreciendo la sinergia de los trabajadores de la arqueología con las universidades y demás centros de investigación? ¿Coordinadas por quién?
  • ¿Qué políticas patrimoniales deben ponerse en pie para traducir el discurso científico a un lenguaje más inteligibles por la ciudadanía? ¿Exposiciones estables o itinerantes? ¿Más museos sostenibles? ¿Parques arqueológicos? ¿Manidos centros de interpretación? ¿Festivales de reconstrucciones históricas como el de Tàrraco Viva?
  • ¿Qué función deben cumplir sin duplicidades cada una de las entidades locales y mancomunidades? ¿Qué función y qué papel debe tener la sociedad civil, protagonista de luchas como la de Salvem el Cabanyal?
  • ¿Qué objetivos y sus plazos para el patrimonio? ¿Qué parte ocupa el mismo en la política cultural global de la Comunidad? ¿Hay posibles candidaturas a patrimonio, material o inmaterial, de la Humanidad, como las propias Fallas? ¿Se pueden crear nuevas redes de ciudades históricas de la Comunidad Valenciana, como la red de Juderías? ¿Qué función debe cumplir el patrimonio cultural en la política turística tradicional de las tres s (sun, sand y sea = sol, arena y playa)?
  • ¿Qué sistemas de financiación deben arbitrarse para llevar a cabo esos objetivos? ¿Qué comunidades religiosas han recibido mayor financiación en los últimos años? ¿Cómo aunar sinergias que permitan la financiación pública y privada?
  • ¿Cuál debe ser la formación reglada de las profesiones relacionadas con el patrimonio? ¿Qué funcionarios deben tener una responsabilidad directa? ¿Qué profesiones liberales pueden trabajar en su protección? ¿Quiénes pueden guiar y difundir el patrimonio sin intrusismos profesionales? ¿Qué nivel de formación habilitará a unos y a otros para poder actuar en nombre de la administración?
  • ¿Cómo organizar y gestionar la información derivada de la arqueología preventiva? ¿Qué nivel de transparencia acordar a la información arqueológica sensible?¿Cómo permitir el acceso a los informes y memorias? ¿Qué tratamiento conceder a la “escoria arqueológica” derivada de las propias excavaciones: materiales amorfos por toneladas, depositados en los atestados museos y servicios arqueológicos? ¿Es posible el expurgo del registro material repetitivo o sin interés? ¿Cómo regularlo?
  • ¿Cuáles son las mayores amenazas del patrimonio? ¿Qué trabas existen para su acceso y conocimiento por parte de los ciudadanos? ¿Qué medidas adoptar para su protección y difusión? ¿Qué criterios deben presidir las reclamaciones de las piezas perdidas de la soberanía propia como el Baco de Aldaia? (Levante-EMV, 3-02-16) ¿Cómo queremos regular y canalizar fiscalmente las transferencias y circulación de los bienes patrimoniales? 
 Todas y cada una de estas preguntas responden a problemas que solo pueden tener respuestas colectivas en una democracia deliberativa, un acuerdo social en el sentido que le da Jürgen Habermas, entre los distintos operadores de este arruinado sector y las administraciones públicas responsables. Sentarlos en torno a una mesa con un profundo y sincero debate objetivo y esperanzado sin las famosas “líneas rojas”, superando el dualismo entre teoría y praxis, entre pensamiento y acción, entre estado y mercado. 

Si tenemos en cuenta las respuestas y sus aporías, entonces será posible formular el paradigma de una nueva doctrina política cultural y las consiguientes cuestiones normativas patrimoniales de los próximos veinte años. Merece la pena.

viernes, 8 de enero de 2016

DE ARQUEOLOGÍA, REGLAMENTOS Y SABIOS

Ricardo González Villaescusa
Josep Vicent Lerma

Levante-EMV, 8 de enero de 2016

Más de tres lustros después de la aprobación de la Ley de Patrimonio Cultural Valenciano (Ley 4/98) (LPCV), de irredento desarrollo reglamentario en los años de plomo de la era popular, el pasado 4 de diciembre Radio Valencia daba puntual cuenta de la entrega del nuevo Reglamento de Arqueología el mes corriente. Este borrador es fruto del compromiso adquirido por la Directora General de Patrimonio Carmen Amoraga, consecuencia del llamado Pacto por la Arqueología Valenciana, suscrito (con excepción del PP) por el conjunto de las fuerzas concurrentes a las pasadas elecciones con el Colegio de Doctores y Licenciados en Filosofía y Letras de Valencia y Castellón.

Solo podemos felicitar una previsión normativa que hemos reivindicado hasta donde nos alcanza la memoria con una auténtica prédica en el desierto en forma de rosario de artículos de opinión, de la índole de “Un Copenhague valenciano en la gestión de la Arqueología” (Levante-EMV, 14-01-2010) u “Odisea arqueológica a ninguna parte” (Levante-EMV, 4-05-2013). Actitud que nos exige por coherencia personal retomar y actualizar nuestras reflexiones sobre esta anhelada regulación normativa de la actividad arqueológica, hasta ahora al albur de la discrecionalidad administrativa.

Partiendo de estas premisas, y hasta donde nos es dado conocer de la lógica interna de la redacción, solo puede coincidirse con la tesis de partida de que la Arqueología es una labor de investigación científica y no un mero trámite burocrático-urbanístico. En congruencia, esta esperada ordenanza no puede avalar en ningún caso una visión anticuada de la actividad arqueológica dictada por los imperativos del desarrollo urbano y de las infraestructuras del pasado boom inmobiliario con unos profesionales sometidos a los promotores ni una gestión postrada en manos del financiador. Como dijéramos junto a Isabel Escudero en “Patrimonio, actores sociales y ordenación del territorio” (Levante-EMV, Territorio y Vivienda, 16-11-2003): “… el efecto perverso previsible de una medida progresista «quien destruye patrimonio paga», (…), se ha convertido en «quien destruye gestiona» o «quien paga manda». En la práctica, se ha producido una sustitución de un modelo de gestión y financiación pública (con sus defectos) por un modelo de financiación privada bajo la influencia de las leyes del mercado y una ausencia efectiva de controles (sin virtudes científicas)”.

Un modelo basado en profesionales liberales y empresas no es ni debe ser incompatible con la exigencia y el control por parte de los poderes públicos de una verificación no circunscrita exclusivamente a la calidad de la intervención de campo sino también a los resultados científicos obtenidos, a la divulgación y la publicación de los mismos.

Se hace imprescindible que el reglamento contemple que la praxis arqueológica requiera de una habilitación oficial tanto de los arqueólogos-inspectores como de los servicios arqueológicos municipales, los profesionales liberales y empresas que soliciten el ejercicio facultativo de la Arqueología. Eso permitiría controlar la idoneidad de los trabajos a priori y, en caso necesario, deshabilitar a aquellas firmas, que hicieran su trabajo de un modo manifiestamente inapropiado y con consecuencias irreparables.

Con tales certificados administrativos, una mercantil que desarrollara su trabajo para la Generalitat Valenciana en esta materia, actuaría verdaderamente en representación de la misma, lo que no sería impedimento para que departamentos de grandes constructoras con un cuerpo técnico solvente o secciones arqueológicas especializadas también pudieran obtener acreditaciones nominales propias.

Cuestiones doctrinales que en nuestra opinión deberían nacer fruto de un asesoramiento científico. Como ocurriera con los contenidos de la “Orden que regula la realización de actividades arqueológicas en la Comunidad Valenciana” del año 1987 (DOGV. 645), el nuevo ordenamiento demanda ahora para su correcta presentación en sociedad y visualización mediática en estos nuevos tiempos de regeneración ética de un necesario aval científico. Para ello es imprescindible la función del “Consejo Asesor de Arqueología y Paleontología” (CAAP), un olvidado órgano consultivo reconocido por la Ley de Patrimonio que se encuentra pendiente de convocatoria por parte de todos los responsables populares del área de Cultura, nada menos que desde 1996, aunque necesitado lógicamente de un “lifting” generacional.

Por su parte, los profesionales de la arqueología preventiva deben ser protegidos por el nuevo ordenamiento. Deben poder actuar en nombre de la administración y responder ante ésta de su trabajo y no ante un promotor inmobiliario. Deben tener un respaldo normativo y económico frente a las expectativas científicas de la institución y la sociedad para la que trabajan (objetivos, métodos, conservación, tratamiento de los restos conservados y composición y desarrollo de las memorias científicas, divulgación y publicaciones…) para dejar de ser meros forenses de la Historia y convertirse en los traductores de las realidades sociales de un pasado que interesen a nuestra sociedad. Para ello es necesario que su actividad pueda inscribirse en proyectos científicos de largo alcance, evitando así el divorcio entre centros de investigación (museos, universidades) y la arqueología preventiva.

No podemos estar más de acuerdo con las recientes declaraciones del presidente Ximo Puig, cuando afirmaba tras el 20D que es “el tiempo de la humildad” y por ello es necesario que ese Reglamento surja de un amplio consenso social con todos los actores científicos, institucionales, económicos y sociales implicados: los arqueólogos colegiados (incluidos los de Alicante), la patronal de las empresas de arqueología (Asemarq), las universidades valencianas, los museos y los servicios municipales; sin olvidar a los ciudadanos que de una u otra manera, organizada y colectiva han sufrido o defendido el patrimonio de este país.

Sabemos que un proyecto de esta envergadura es complejo pero siguiendo la inspiración de A. Ricci, en la ciudad eterna, Roma, en su libro En torno a la piedra desnuda, Arqueología y ciudad entre identidad y proyecto, solo así puede darse un correcto “uso público de la historia” (la esencia de la política patrimonial) que haga conmensurables las diferentes velocidades de las políticas patrimoniales y el urbanismo que requieren de «intervenciones de adaptación y transformación en tiempos mucho más rápidos que los impuestos por la investigación arqueológica de campo».

domingo, 13 de septiembre de 2015

EL INFORME "FAURE": HACIA UNA REFORMA DE LA ARQUEOLOGÍA PREVENTIVA EN FRANCIA

Le grand marché des fouilles
© Alain Passerel - 2015
Un completo documento sonoro realizado por la radio pública France Inter: Archéologie: le grand marché des fouilles (Arqueología: el gran mercado de las excavaciones) en el que están presentes casi todos los actores de la actividad arqueológica preventiva en Francia. 

En 47 minutos se da voz a la empresa pública (INRAP) por medio de su presidente Dominique Garcia y operadores privados, a los empleados, a promotores y diputados para tratar de la situación que ha determinado la solicitud por parte de la ministra de Cultura, Fleur Pellerin, a la diputada socialista, Martine Faure de un informe sobre una "Política pública equilibrada de la arqueología preventiva" (en francés). Algunos comentaristas espontáneos del sitio web de la radio pública se lamentan de la ausencia de dos actores principales de la arqueología: los servicios arqueológicos de las administraciones locales (ayuntamientos, comarcas y mancomunidades) y las diferentes DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), relevos del Ministerio que tienen la autoridad en la prescripción de los diagnósticos e intervenciones arqueológicas.



Reportaje de Alain Passerel; sonido Pierre Quintard y Arthur Gerbault
Realización: Anne Lhioreau asistida por Stéphane Cosme y Zohra Bensmaïli

Una situación que tiene precedentes en la ley 2001 (del socialista L. Jospin) que creó el INRAP, Instituto Nacional de Investigaciones en arqueología preventiva, pero que en 2003 fue corregida por parte del gobierno conservador que le sucedió, permitiendo el acceso a los operadores privados en el mercado de las excavaciones arqueológicas, en consecuencia con la no existencia de monopolios de estado. En un momento en que había "mercado para todos" según las palabras de Martine Faure, pero que a partir de 2010-2011 la oferta se contrajo considerablemente conduciendo a la tensión actual.

En el programa Frédéric Joseph y Olivier Blamangin de la CGT, sindicato mayoritario del colectivo arqueológico, denuncian la evidencia de la degradación global y la deriva del modelo que explota un recurso no renovable, el patrimonio arqueológico. Focalizando el análisis en la quiebra de ArchéoLoire como consecuencia de los dividendos que fueron a parar por parte de los accionistas de la empresa y que hubieran podido salvarla. Argumentos que se encuentran ampliamente expuestos en el informe que realizó el sindicato poco antes de la quiebra y que se focaliza en tres operadores, la citada ArchéoLoire, EVEHA y la franco-suiza Archedunum. Casi de manera marginal se dice que en el caso de una quiebra de una empresa de arqueología, es el INRAP quien se ocupa de salvaguardar los informes y trabajos científicos realizados por la misma.

Las empresas privadas como EVEHA en boca de Julien Denis, fundador y director científico de una de las más grandes (200 empleados de los cuales 160 arqueólogos y 14 agencias), responden que es posible que una empresa sea rentable y que el objetivo principal sea la investigación arqueológica. Mientras que Frédéric Rossi, fundador de Archeodunum SA, denuncia que es el INRAP quien deforma el mercado de manera indirecta porque pierde dinero que es suplido por el estado haciendo una competencia desleal a las empresas.

Para los sindicatos el problema principal reside en que el estado no se ha dotado de los medios para controlar o verificar si los operadores proveen económicamente las partidas destinadas a la realización del informe de excavación y, por tanto, de la calidad científica necesaria para el objetivo fundamental que es la documentación y protección de los restos arqueológicos. Y, parece que es en ese sentido en el que está dirigido el informe Faure  « Pour une politique publique équilibrée de l’archéologie préventive »: devolver al INRAP su rol de actor principal, reafirmando la política pública de la arqueología preventiva bajo la autoridad del Estado y que éste se dote de medios de control científico para que todos los operadores sigan las mismas normas de calidad científica.

martes, 11 de agosto de 2015

A VUELTAS CON LA PRECARIEDAD LABORAL EN ELSECTOR DE LA ARQUEOLOGÍA


El sector de las excavaciones arqueológicas da trabajo a unas 500 personas en toda Catalunya. Los estragos de la crisis económica y el incumplimiento del convenio colectivo han afectado duramente el oficio.

Joan Mas Autonell, La Directa
Diagonalperiodico.net, 11 de agosto de 2015


Películas como las de Indiana Jones o programas de televisión más recientes como Bajo Tierra –protagonizado por Eudald Carbonell– han convertido la arqueología en una de las disciplinas más idealizadas por el gran público, que lo asocia con aventuras y paisajes bucólicos muy alejados de la realidad. Más allá de los yacimientos y los grandes hallazgos arqueológicos que difunden los medios de comunicación, en Catalunya, casi no se ha puesto sobre la mesa la situación de extrema precariedad que sufren muchas de las personas empleadas en el sector.

Mientras los trabajos de investigación en centros de investigación y en las universidades son más bien reducidos, el grueso de personas que se dedican a la arqueología en Catalunya lo hacen a través de excavaciones preventivas y de emergencia. Se trata de intervenciones puntuales y gestionadas fuera del ámbito académico. Se llevan a cabo cuando se descubren restos materiales con valor histórico durante los procesos de reforma urbanística o de construcción de obra pública y privada. El esfuerzo de picar entre piedras con el ruido de la obra de fondo, alrededor de máquinas retroexcavadoras que perforan el suelo y cerca de estructuras metálicas y paredes prefabricadas de hormigón se acerca más a la imagen real de la gente que trabaja en el mundo de la arqueología a día de hoy.

La ​externalización de las instituciones catalanas

En cuestión de poco más de dos décadas, la situación laboral de estas profesionales ha variado considerablemente en Catalunya. En los años noventa, cuando las excavaciones se regularon por ley, la Generalitat contrataba directamente el personal experto que se encargaba de las intervenciones de urgencia y de la investigación de los yacimientos que aparecían. Sin embargo, muy pronto, la administración derivó una parte del proceso en manos privadas. Así nacieron las primeras empresas especializadas en las tareas arqueológicas que, en un principio, desarrollaba el gobierno catalán.


"Actualmente, hay empresas que casi sólo contratan personas que trabajan como falsas autónomas para ahorrarse los costes de tener asalariados"

Esta llegada de entidades privadas no repercutió positivamente en los derechos laborales de la mayoría de personas que trabajaban en este ámbito. Durante años, muchas arqueólogas fueron empleadas en unas condiciones que estaban por debajo de los mínimos: algunas empresas que no cumplían ni con las normativas más básicas que establece el Estatuto de los Trabajadores. "El sector de la arqueología no se reguló hasta casi el año 2008. Fueron necesarios años de protesta de los trabajadores para conseguirlo", explica Lolo Quesada, arqueólogo con una larga experiencia como militante sindical de la CGT.

Desregulación hasta el establecimiento del convenio laboral

En 2007, CCOO lideró la meta de conseguir el primer Convenio Colectivo del Sector de la Arqueología y la Paleontología de Catalunya. El texto recogía algunas de las demandas más básicas de las trabajadoras en las excavaciones de urgencia: un salario que llegara al menos los 1.000 euros para todas las trabajadoras del sector, la regulación de las horas de descanso y la jornada laboral según los baremos generales y el establecimiento de unas condiciones de higiene y de seguridad válidas en las intervenciones arqueológicas.

Ahora bien, aunque algunas arqueólogas vieron el acuerdo como un pacto excepcional sin precedentes –sólo tiene validez en Catalunya y no hay ninguno parecido al resto de territorios del Estado–, muchas creyeron que las condiciones que se arrancaron de la patronal formada por las principales empresas de arqueología eran muy escasas. "En la época de la firma del convenio, cuando todavía había vacas gordas, los profesionales obtuvieron una serie de derechos que les aseguraba unas condiciones de trabajo mínimas que antes no tenían garantizadas. Sin embargo, la negociación se hizo con unas miras muy bajas: se pactaron sólo unos acuerdos de mínimos cuando, en realidad, se habría podido llegar mucho más allá ", comenta un arqueólogo veterano que no quiere revelar su identidad por evitar que se le cierren puertas profesionales.

Uno de los puntos más controvertidos que incluyó el convenio fue el establecimiento de unas nuevas categorías laborales –director, técnico, oficial y auxiliar– que incorporaban jerarquías antes inexistentes entre las personas dedicadas al oficio. "Las divisiones relegaron la mayoría de arqueólogos a la condición de trabajador raso dentro del mundo de la obra, sin tener en cuenta su formación y su perfil científico", añade la misma persona.

Los estragos de la crisis del ladrillo

A partir del año 2000, la oferta de trabajo en el sector de la arqueología de urgencia aumentó con la extensión de la burbuja inmobiliaria. Sin embargo, el estallido de la crisis económica en 2008, el fin de la promoción de obra pública y la caída de la especulación urbanística provocaron un descalabro. "La arqueología fue un ámbito muy ligado al auge de la construcción que tuvo su época de oro entre 2000 y 2007. Actualmente, casi el 90% de las empresas especializadas en el sector han desaparecido, mientras que las pocas que han resistido son las que han desarrollado las prácticas más mafiosas de cara a los trabajadores ", lamenta Quesada.


Casi el 90% de las empresas especializadas en el sector han desaparecido

La explosión del monstruo inmobiliario y el inicio de las dificultades económicas también convirtieron el acuerdo laboral que se había consensuado hacía bien poco en papel mojado. "El convenio, que era justo y de mínimos, pasó a incumplir de forma flagrante por parte de muchas empresas", remarca Patricia Aznar, trabajadora a la empresa de arqueología Codex. Militante de la CNT, también ha participado durante años en la mayoría de las luchas que reclamaban una mejora de las condiciones de las empleadas del sector. En su opinión, la administración pública no ha tenido el papel que le correspondía cuando se han cometido vulneraciones de los derechos de las arqueólogas. La primera entidad que señala como responsable de la desatención es el Servicio de Arqueología de la Generalidad de Catalunya, un órgano público con presencia en todo el territorio que supervisa los procesos de excavación y de investigación de todos los yacimientos catalanes. "El Servicio de Arqueología debería presionar para reivindicar las necesidades de profesionalización de las especialistas en la arqueología de emergencia y denunciar las irregularidades, pero nunca ha sido así", denuncia Aznar.

La situación en la actualidad

Desde el estallido de la crisis en 2008, lo que parecía una problemática coyuntural para el ámbito laboral arqueológico ha convertido en una realidad estructural. La falta de ofertas de trabajo y la vulnerabilidad que supone trabajar en el sector han hecho que muchas personas abandonen la profesión. Para la mayoría de ellas, sin embargo, buscar otro oficio no ha sido una tarea sencilla.

"No hay capacidad para absorber dentro de la sociedad todo el volumen de gente que está estudiando arqueología."

"La arqueología es un sector con mucha vocación. Muchas personas que han trabajado a lo largo de toda su vida profesional lo tienen muy difícil para encontrar otro trabajo. Cuando ha habido vulneraciones laborales por parte de algunas empresas, la plantilla lo ha aguantado todo por miedo a no poder trabajar en ningún otro lugar ", afirma PG, arqueólogo con un largo recorrido en el mundo de las intervenciones de urgencia. Según explica, "la calidad y la gestión del trabajo arqueológico podría ser mucho peor si no fuera por la vocación de muchas especialistas".

A estas alturas, las perspectivas laborales de las profesionales de la arqueología en un futuro próximo son poco esperanzadoras. "Actualmente, hay empresas que casi sólo contratan personas que trabajan como falsas autónomas para ahorrarse los costes de tener asalariados. Parece que esta será la tónica general a lo largo de los próximos años ", añade PG.

La cuestión del grado de Arqueología

Con la aplicación del plan Bolonia en las universidades catalanas, los estudios de arqueología quedaron desligados del programa de la licenciatura de Historia para pasar a formar parte de un grado propio de cuatro años de duración. Actualmente, ya hay muchas personas que han terminado la carrera y figuran como graduadas en arqueología, pero su título no les garantiza un puesto de trabajo.

Según el arqueólogo PG: "No hay capacidad para absorber dentro de la sociedad todo el volumen de gente que está estudiando arqueología. Las pocas personas que salen del grado y encuentran trabajo en el sector están contentísimas de cobrar poco para trabajar. La mayoría no saben nada del convenio y no se preocupan por si no cobran por la categoría que les corresponde. A mí me pasaba lo mismo cuando empecé a trabajar, pero, con el tiempo, te das de cómo funcionan las cosas ".

domingo, 17 de mayo de 2015

EL PATRIMONIO ANTE LAS ELECCIONES PRÓXIMAS

La política patrimonial no ha cambiado mucho desde 2007 en la Comunidad Valenciana, por eso refrescamos este documento de entonces. Partidario aunque no excluyente, unas simples normas que merecen ser modificadas en la medida de lo posible pero que podrían ser un buen punto de partida para discutir lo que necesita el Patrimonio valenciano, pase lo que pase el próximo domingo.

Ricardo González Villaescusa, "Política cultural" en 1000 razones para cambiar, Fundació Societati Progrès, L'Eixam Edicions, Valencia, 2007, pp.107-111.

lunes, 7 de abril de 2014

FORMACIÓN Y EJERCICIO PROFESIONAL

Ruinas del castro de Baroña, © Javier García Blancoe

Hace un tiempo que tenemos que recordar a algunos colegas que el problema no es exclusivo de la formación que damos en las universidades a los alumnos que quieren, algún día, ejercer como arqueólogos. 

Buena parte de la responsabilidad es de las administraciones de lo patrimonial que deciden y establecen los criterios que determinan el ejercicio en su ámbito territorial de una práctica profesional. Si a los instaladores de conducciones de gas se les pide un examen, a los ingenieros de minas se les exige "la titulación correspondiente o un máster en esa misma ingeniería", parecería lógico aplicar criterios equiparables para la práctica del ejercicio de la arqueología. No es un agravio comparativo, como afirma Asociación de Empresas Galegas de Arqueoloxía (AEGA), si la Xunta considera que no es necesaria una formación específica para ser arqueólogo, sino que estamos ante la sublimación de una consideración tecnocrática de la arqueología como eliminación de cargas históricas del subsuelo al alcance de cualquiera.

La decadencia del estado del bienestar no es evidente solamente en el retroceso en la atención sanitaria, la falta de aplicación en la ley de la dependencia o en derechos elementales como la justicia universal y gratuita para quienes no pueden permitírsela. Si ya dejaba desear los resultados de la práctica arqueológica preventiva anterior a decisiones como esta de la Xunta de Galicia, con arqueólogos titulados, podemos imaginar la pérdida de información arqueológica que conllevará una decisión que acabará, nos tememos, por extenderse. Y, además, con la conciencia tranquila de haber cumplido la ley.

Arqueólogos alertan de que la Xunta no exige formación específica

Ven un "agravio" que convoque oposiciones para el sector sin pedir los estudios adecuados

La Opinión de A Coruña 6 de abril de 2014

La Asociación de Empresas Galegas de Arqueoloxía (AEGA) denunció ayer el "agravio" hacia su colectivo por parte de la Consellería de Cultura al convocar unas oposiciones para ocupar plazas de arqueología en las que no se requiere formación específica. Según denuncian, la Xunta considera suficientes las titulaciones de Historia, Historia del Arte, Humanidades, Antropología o "los grados correspondientes".

Los arqueólogos alertan de "las consecuencias que puede acarrear sobre la conservación del patrimonio gallego". Según denunciaron, estas oposiciones son un "agravio comparativo" con respecto a otros profesionales y ponen algunos ejemplos, como que para acceder a un puesto de ingeniero de minas se exige "la titulación correspondiente o un máster en esa misma ingeniería".

miércoles, 28 de agosto de 2013

DRONES PARA INSPECCIONAR MACHU PICCHU

Before Machu Picchu
Machu Picchu © Wikimedia commons
Hace unos días nos hicimos eco en Plaudite facebook del uso de "drones" en Perú para fines arqueológicos.

Nada nuevo en aquella noticia respecto de la habitual técnica de prospección aérea vigente desde los principios de la aviación. Nombres como J. Bradford, J. Baradez o R. Agache son altamente evocadores para los arqueólogos. Sin embargo, desde que puede colgarse una cámara a cometas, veleros de aeromodelismo sin motor o maquetas de avión, su uso se ha democratizado y no hay yacimiento que no disponga de buenas imágenes aéreas verticales. Pero el énfasis que se hacía en aquella noticia en relación con la privacidad de las personas nos hizo prestar una mayor atención: "En Perú no existe regulación para la aplicación civil de los drones, lo cual permite impulsar todo tipo de proyectos privados, pero el gran problema, admitió Flores, es que su uso para vigilancia urbana podría atentar contra la privacidad de las personas, lo que hace necesario una regulación".

Dron © El Sol diario online
La respuesta ha venido pocos días después en el periódico en línea El Sol en su artículo Perú utilizará drones para proteger su arqueología donde se afirma que se van a usar "los drones en tareas de vigilancia con el objetivo de proteger yacimientos arqueológicos de posibles expolios o malos tratos provocados por la explotación minera (sin control) o por efectos de la especulación urbanística (sin respetar el entorno o hallazgos arqueológicos)". La cuestión a la que no tenemos respuesta es si existe una ley y una reglamentación (suponemos que sí) y quién se ocupará de supervisar las imágenes recuperadas por los aviones sin piloto. Tampoco está claro quién está detrás de la idea: "El Ministerio de Cultura de Perú es uno de los impulsores de esta idea... El Gobierno correrá con los gastos de adquisición de los drones..." o "Un grupo de arqueólogos de Perú ha decidido aprovechar esta tecnología para luchar contra el expolio y el maltrato de los yacimientos arqueológicos de Machu Picchu".

Lo que si está claro es que la inquietud del Ministerio de Cultura peruano es debida al crecimiento económico y las profundas transformaciones que conlleva en el territorio y en las ciudades: "Según los responsables de la iniciativa, la economía de Perú ha crecido una media del 6,5% anual en la última década y esta activación de la economía ha provocado que aumente la actividad del sector minero y de la construcción (y esta actividad no siempre ha sido respetuosa con los tesoros arqueológicos del país)".

Nada que no hayamos vivido en nuestra geografía. Ser país emergente siempre tiene un precio para el patrimonio. Nos tememos que habrá que hacer algo más para proteger el patrimonio arqueológico.

miércoles, 24 de octubre de 2012

ARQUEOLOGIA PREVENTIVA Y LAS BARBAS DE LOS SISMÓLOGOS

Termografía de un muro de Pompeya
Nos ha llamado la atención esta información aparecida en la web del senado francés sobre una pregunta dirigida a la ministra de Cultura sobre el uso de la termografía aplicada a la arqueología y que esconde, a nuestro entender, una buena cantidad de prejuicios y desconocimientos en torno a la arqueología y a la arqueología preventiva en particular. Véase, como contraste, la prudencia que muestran los técnicos de la Universidad de Alicante sobre esta técnica.

Presentamos la traducción de la pregunta por escrito realizada por un senador de Union centrista y republicana, partido centrista que no sucumbió a la fagocitosis de la UMP, partido de centro-derecha del ex-presidente Sarkozy.

El uso de la termografía en el diagnóstico arqueológico

"14ª Legislatura. Pregunta por escrito N º 02554 del senador Hervé Maurey (Eure - UCR) publicado en el diario del senado el 18/10/2012.
Hervé Maurey reclama la atención del Ministro de la Cultura y la Comunicación sobre el uso de la termografía en el diagnóstico arqueológico. A pesar de numerosos cambios legislativos, especialmente con ocasión de la ley n° 2009-179 de 17 de febrero de 2009 para agilizar los programas de construcción y de inversión pública y privada, las normas relativas a la arqueología, siguen teniendo un gran peso en la programación y el presupuesto de los proyectos apoyados por la comunidad.
Las operaciones de excavación dan lugar a retrasos en las infraestructuras  y a altos  costos impuestos por el Estado a la comunidad.
Sin embargo, desde la década de 1970 se ha desarrollado y perfeccionado un método que permite una prospección térmica sin incurrir en grandes operaciones de excavación para detectar la presencia de restos arqueológicos. Esta tecnología se basa en el uso de una cámara térmica que sobrevuela el área de estudio y la medición de las propiedades térmicas de los materiales en el subsuelo.
También, sin duda la necesidad de preservar el patrimonio, se le preguntó sobre la posibilidad de desarrollar esta tecnología para facilitar las operaciones de excavación y reducir los costes.
En espera de respuesta por parte del Ministerio de Cultura y Comunicación".

La inmensa mayoría de los retrasos en la ejecución de los trabajos públicos o privados no son imputables a la arqueología preventiva, como bien saben los arqueólogos de terreno. ¿Cuántas veces no han acabado los trabajos y las obras ni siquieran comienzan? Se trata en todo caso de hacer caer sobre la arqueología la responsabilidad del retraso y de los costes.

Al mismo tiempo se pretende la quimera de ver sin excavar, la inocente utopía de que se podrían acelerar los disgnósticos o, incluso "sin incurrir en grandes operaciones de excavación" cuando es sabido que la identificación de los restos no representa la mayor parte del tiempo que se dedica a la documentación de los mismos.

Puestos a eso, ¿por qué no propone el señor senador que sea abrogada la ley de arqueología preventiva? Sin ley, ningún gasto ocasionado por el patrimonio de todos, por que todos hemos querido que se conserve, lo que se ha traducido en disposiciones legislativas con la finalidad de protegerlo.

Por último, hay que destacar la confianza en el "gadget" tecnológico caro que podría privar, en definitiva, de... pagar el salario de los arqueólogos y de sus trabajos de investigación, cual bálsamo de fierabrás, que terminaría con todos los gastos relacionados con el patrimonio arqueológico. 

Esta enfermedad es vieja, pero hace tiempo que no se sostiene. Algunos creyeron posible algo así y el tiempo ha demostrado que en absoluto. Reproducimos parcialmente un texto en el que denunciamos recientemente este pecado de juventud de la arqueología y su tortuosa relación con los SIG que constituye la introducción al libro  Henri Galinié,  Ciudad, espacio urbano y arqueología. La fábrica urbana, Servicio de Publicaciones de la Universidad de Valencia, 2012. Edición e introducción a cargo de Ricardo González Villaescusa (páginas 15-16).

"Tan mesiánicos nos convertimos que osamos ser profetas. Nuestro tercer y último pecado es el de la profecía. A finales de los 80 y principios de los 90, coincidiendo con el final de lo que podríamos denominar la época dorada de la arqueología urbana, la pretensión de compaginar el desarrollo económico y social con el descubrimiento y puesta en valor del patrimonio exigió de los arqueólogos la capacidad de responder a una pregunta que es, a todas luces, imposible contestar: ¿qué hay en el subsuelo antes de excavar? Consecuencia de otra pregunta más prosaica ¿Cuánto va a costar (en tiempo, en dinero) liberar al suelo de esa carga? Ante la presión y la lógica, por necesaria, autojustificación pragmática de nuestra actividad, confundimos dos niveles diferentes de respuesta. Un nivel, fruto de la investigación fundamental, que nos permite modelizar, restituir la realidad fragmentaria, proponer modelos explicativos de la fábrica urbana que nos permite comprender la ciudad del pasado. Y otro, de la investigación aplicada, de ayuda a la gestión de la ciudad actual a través de la compilación de las diferentes fuentes que conciernen a la misma y cuyo tratamiento sistemático ahorraría sorpresas innecesarias en la gestión cotidiana de nuestra acción social contemporánea sobre el espacio urbano. Era el filón necesario para los arqueólogos, surgidos de las carreras de letras, inútiles en términos de una orientación a la resolución de problemas sociales inmediatos con aplicación tecnológica y de rápidos réditos económicos, para encontrar empleo, la grave consecuencia de la democratización y acceso a la formación de las clases medias en la segunda mitad del siglo XX. Lo que con toda seguridad es incierto es que podamos prever y erradicar los problemas derivados de una sensibilización social, la documentación, puesta en valor y protección del patrimonio, convertida en una ley de obligado cumplimiento por una decisión política de nuestra sociedad.

Nos olvidamos de que esa misma decisión colectiva de nuestra sociedad ha diseccionado con precisión quirúrgica los fines de los medios, otorgando carta de naturaleza a la posición en la que muchos arqueólogos se encontraban a gusto. En España, privatizando el mercado de la intervención científica en el suelo hasta el punto en que la administración se diluye sin demandar mayor explicación sobre los resultados observados. En Francia con la modificación de la ley de arqueología preventiva de 2001 que despojó, escrito negro sobre blanco, el carácter de actividad científica a la arqueología preventiva, permitiendo a su vez, la entrada del sector privado en clara concurrencia con el INRAP*. La disparidad de modelos de gestión no es el problema de fondo porque los resultados no son tan diferentes, el problema principal (común a ambos modelos) radica en la separación entre las problemáticas científicas y las políticas patrimoniales, entre explicaciones y métodos, entre ciencia y técnica."
La aducida responsabilidad de la arqueología que, en definitiva, no es otra que la de los arqueólogos. Las barbas de los sismólogos ya las hemos visto afeitar, ¡y de qué manera! Nadie condena al estado italiano por permitir la construcción en zonas sísmicas y de mala calidad frente a los riesgos sísmicos históricos, sin embargo siete expertos han sido condenados por despreciar el riesgo de terremoto en L’Aquila, bien diferente a la impunidad de bancos y Agencias de calificación que son, por el contrario, recompensados. 

A este paso seremos responsables de ser los aguafiestas de pasados gloriosos y cualquier día nos culparán a los arqueólogos por el pasado de la humanidad, que es bien poco romántico.

lunes, 22 de octubre de 2012

VEINTE AÑOS DE LA CONVENCIÓN DE MALTA

"Veinte años después de Malta: la arqueología preventiva en Europa e Italia" un encuentro internacional en el que se hizo balance europeo de la aplicación de la convención que daba marco legal a la financiación de la arqueología preventiva en los diferentes países que la ratificaron. El INRAP, la Escuela Francesa de Roma y el Istituto per i beni artistici culturali e naturali Regione Emilia-Romagna (IBC) organizaron el pasado viernes un encuentro en torno a las transformaciones vividas en las prácticas arqueológicas, el patrimonio y en la profesión, así como el impacto de la crisis en la misma.

« Vingt ans après Malte : l’archéologie préventive en Europe et en Italie » : rencontre internationale à l’École française de Rome L’Istituto per i beni artistici culturali e naturali Regione Emilia-Romagna (IBC) et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) organisent, vendredi 19 octobre 2012, une rencontre sur l’archéologie préventive en Europe, avec le concours de l’École française de Rome, sous le patronage de l’Unesco. 

Organisée dans le cadre du projet « Archéologie dans l’Europe contemporaine » (ACE), financé par le programme Culture 2007-2013 de la Commission européenne, cette rencontre permettra de comparer les différentes situations de l’archéologie en Europe. Depuis la convention de Malte en 1992, l’archéologie préventive a acquis une place majeure en Europe et elle a profondément modifié méthodes et pratiques de la recherche. 

L’essor de cette nouvelle discipline a permis une meilleure prise en compte de la protection du patrimoine archéologique et des enjeux scientifiques dans les législations européennes. Aujourd’hui, la récession économique et les grands travaux d’infrastructure des différents plans de relance ont un fort impact sur le patrimoine et sur la profession d’archéologue. 

Dans ce contexte, la rencontre « Vingt ans après Malte : l’archéologie préventive en Europe et en Italie » portera sur l’efficacité des différents systèmes européens de protection du patrimoine archéologique, sur le développement de la recherche, sur l’évolution du rôle des archéologues professionnels et sur l’impact de la crise. 

Participantes: Remo Bitelli (IBC), Stéphane Bourdin (École française de Rome), Véronique Dauge (Unesco), Pascal Depaepe (Inrap), Monique H. van den Dries (Faculté d’archéologie, université de Leyde), Maria Pia Guermandi (IBC), Paolo Gull (Association nationale d’archéologie, Italie), Luigi Malnati (ministère des Biens et des Activités culturelles), Elisa Nicoud (École française de Rome), Romina Pirraglia (IBC), Andreina Ricci (Université de Rome), Kai Salas Rossenbach (Inrap), Andrea Santangelo (IBC), Harald Stäuble (Administration en charge du patrimoine archéologique de Saxe), Roger Thomas (English Heritage), Tor Vergata (École française de Rome), Catherine Virlouvet (École française de Rome). Rome

jueves, 16 de agosto de 2012

PRIMER ERE EN UN SERVICIO PÚBLICO DE ARQUEOLOGÍA

Reproducimos el artículo de opinión del catedrático de Prehistoria de la Universidad de Cádiz sobre la desaparición de la Unidad de Arqueología de la Delegación de Urbanismo. Un ERE que afecta, creemos que por primera vez, a un servicio público de la Arqueología. En la década de los 80 del siglo XX se creaban servicios arqueológicos municipales en 2012 se suprimen. Nos tememos que no será el último.

Catedrático de Prehistoria de la Universidad de Cádiz
Diario de Jérez, 15 de agosto de 2012

D. Ruiz Mata
Como he conocido por los medios de comunicación y el informe de Deloitte, el Ayuntamiento de Jerez –sus delegados-, con el escudo protector de esta  consultora y las indicaciones eficaces de los técnicos de las distintas áreas, han elaborado una RPT  más un ERE y algo más para el despido de 300 trabajadores municipales, sin que se conozcan los criterios objetivos, justos, ponderables y convenientes para los resultados finales. Ha sido tan inconsistente el trabajo, conocido mediante este informe, tan difusos los criterios, que esta RPT y ERE serán recordados como el espectáculo más lamentable  y oscuro que un ciudadano, como yo, recuerde. Si lo que se pretendía es dar ejemplo de transparencia, objetividad, de criterios justos y de conveniencia para la ciudad, que es de lo que también se trata, el resultado ha sido todo lo contrario. Es decir, se ha elaborado un modelo que cualquier institución, que se encuentre en dificultades, no debería seguir. Es lo que se desprende del anuncio de ERE el pasado Viernes de Dolores –día muy significativo- de los procedimientos, de las numerosas noticias periodísticas –, de los afectados y del informe de Deloitte entregado meses después, con muchos porcentajes, escasos  y vagos criterios y argumentos. La estadística, los gráficos y la verborrea parecen justificar lo injustificable. Lo más importante de él es la lista de los despedidos, ya decididos por los delegados municipales con los nombres señalados por los técnicos de área. Así consta en el informe que sostengo en mis manos, que manifiesta lo mal que se puede gestionar un ERE. No tomen de aquí ejemplo, por favor. Miren a la ciudad, a sus necesidades y a su futuro, que se les ha olvidado. Y después, el ERE.

Siendo tantos los despropósitos, voy a referirme aquí sólo al de la desaparición de la Unidad de Arqueología de la Delegación de Urbanismo. Veamos la situación. Jerez posee uno de los términos municipales más extensos de España y de gran potencial histórico y arqueológico, y una ciudad plena de pasado en el subsuelo y el emergente. Tan importante es este aspecto que así queda reflejado en el PGOU –Título IX, capítulo 7-, al que dedica muchas páginas y disposiciones al tema arqueológico, recogiendo un trabajo prolijo de años, que es la Carta Arqueológica Municipal, base del PGOU. En el Art.9.7.9 –“Procedimiento Administrativo: Normas de tramitación y medidas adoptadas en licencias de obras sujetas a cautelas arqueológicas”- se menciona a la Unidad de Arqueología del Ayuntamiento  -eliminada- para la elaboración de numerosas tareas. Por eso es mayor mi sorpresa cuando me informan de su desaparición. Inaudito. Soy consciente del orgullo que Jerez siente por su patrimonio, como reflejan las instituciones,  los ciudadanos y  las  actuaciones que se realizan de investigación, conservación,  difusión y  proyección económica hacia Turismo Cultural. Y diría que incluso el “personal técnico” –los consultados- de la Delegación de Urbanismo es consciente de esto.  Por ello, cuando se lee en el informe de Deloitte que los nombres de los despedidos provienen de sus indicaciones, me cuesta creerlo por incoherente, injusto, gremialista e indecente. Deberían ser los criterios justificados los que  determinen esta supresión de la Unidad de Arqueología. Lo que supone una contradicción con el potencial histórico y arqueológico de la ciudad y su entorno, la visión política  del patrimonio como factor  económico y la realidad que refleja el PGOU, redactado con gran minuciosidad. Acaso, puede ser, los Licenciados en Historia (Sección de Prehistoria y Arqueología) de esta Unidad son incompetentes y desconocedores de su profesión. Lo que habría que demostrar. Y si es así, quedan justificados sus despidos.

También se puede objetar: debido a la existencia del Museo Arqueológico Municipal, la Unidad de Arqueología no tiene sentido y sus competencias las asume el museo. Parece la solución que se ha dado al tema, más fácil, aparentemente justificable, pero a corto plazo ineficaz. Cuando en los próximos meses abra sus puertas el Museo, tan reclamado por muchos ciudadanos, ¿cómo se podrá atender a las funciones administrativas y difusoras obligatorias de esta entidad, a los visitantes, que serán muchos, a los numerosos colegios,  a los talleres educacionales y un largo etcétera propios de un museo? ¿Se podrá compaginar todo ello con la gestión de la realidad histórica y arqueológica que nos ofrece el PGOU? Francamente creo que no. De ahí resultará una chapuza, una solución improvisada carente de base real. En tanto, otro Ayuntamiento, el de Cádiz, gestiona  y valora su patrimonio arqueológico invirtiendo casi dos millones de euros en la restauración y valoración de los restos fenicios del Cine Cómico. Paradójico.

Se podría y debería haber mantenido esta Unidad de Arqueología, no por lujo sino por necesidad. Un lujo es, por ejemplo, tanto empleado en otras Delegaciones  y en prensa, como detalla Deloitte. En este último son 13, según leo en El Mundo, mientras que en el Ayuntamiento de Cádiz son 4, e incluso menos tiene la Universidad con  más empleados y más que comunicar.

De lo que infiero y termino: el Patrimonio interesa poco, ni siquiera sus factores culturales y económicos, que la arqueología debe molestar mucho en determinadas áreas técnicas, que la conservación del pasado y su difusión no es sólo orgullo sino un deber, una necesidad e inteligencia para su gestión y proyección productiva y de empleo. No hay justificación estadística para la supresión de un servicio que, pese a muchos, también trabaja sobre realidades económicas. No, no ha habido justificación, sólo  desconocimiento y visión nula de los beneficios que el Patrimonio reporta y Jerez necesita. Descanse en Paz.