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sábado, 7 de diciembre de 2019

RESTITUTION CASQUES ARANDA DE MONCAYO (ZARAGOZA)

Restitutions des casques d’Aranda de Moncayo au siège de l’ambassade d’Espagne auprès de l’UNESCO

Paris, le 4 décembre 2019
Ricardo González Villaescusa

Les quelques mots que je partage avec vous aujourd’hui seront pour évoquer, du point de vue de l’archéologue, l’intérêt que représentent ces casques qui retrouvent aujourd’hui leur place au sein du patrimoine culturel espagnol. Ne pensez pas que je vais vous faire un séminaire sur la valeur scientifique de ces casques, car là n’est pas mon expertise (et que, qui plus est, il existe déjà une très belle publication à leur sujet) mais plutôt sur l’importance du contexte dans toutes découvertes archéologiques.

La découverte peut être fortuite, être le fruit du hasard. Les découvertes fortuites sont elles aussi fondamentales car elles permettent d’établir une nouvelle typologie et de comprendre d’autres trouvailles, moins précieuses parfois, mais trouvées, elles, dans un contexte archéologique. Les archéologues situent les objets dans une série qui permet leur datation, l’identification des influences stylistiques et leur origine. Mais ces casques, qui retrouvent aujourd’hui leur terre d’origine, ont été trouvés avec une pelle. Malgré leur beauté incontestable (par sa complétude, parce qu’ils ont aussi été restaurés…), il nous manquait un pan de leur histoire. Ils sont comme muets parce que nous n’avons pas ce tesson de terre cuite, ou cette pièce de monnaie, ou bien la succession des couches stratigraphiques qui nous auraient menés jusqu’à eux, nous auraient permis d’interpréter une succession d’événements et, peut-être, de comprendre les circonstances dans lesquelles ces casques avaient été déposés.

Lorsqu’ils sont dans une collection, nous admirons la beauté des objets. Nous, les archéologues, et pour les raisons que je vous ai exposées, nous cherchons, nous ne trouvons pas toujours, et parfois, nous découvrons. Aussi, je tiens à souligner le travail des chercheurs qui parviennent à associer un discours scientifique à des découvertes alors que toutes les informations propres à leur histoire leur ont été retirées, comme cela a été le cas lorsque les deux hommes aujourd’hui condamnés, ont sorti ces casques de terre.

Vingt-et-un des vingt-neuf casques inventoriés et étudiés par R. Graells, Alberto J. Lorrio et Fernando Quesada, sont certes très beaux, certains d’entre eux sont d’ailleurs exposés ici. Pourtant, ceux qui ont permis de donner une interprétation plausible de leur histoire n’étaient pas exposés dans des vitrines et n’étaient pas les plus beaux, ils étaient même les plus fragmentaires, mais surtout, ils ont été trouvés lors de fouilles archéologiques. Le plus petit tesson permet de situer dans le temps une série d’objets. L’étude des chercheurs a réussi à convertir les trouvailles en recherche archéologique.

Grâce à eux, nous savons que les origines les plus lointaines de ces casques sont en Grèce continentale, que l’antécédent de ce casque cristallisa dans la Grande Grèce, au Sud de l’Italie et en Sicile, autour du VIe siècle avant notre ère. Des mercenaires celtibères ont probablement adopté ce type de casque auquel ils ont rajouté des éléments, les faisant évoluer vers un nouveau type au IVe siècle av. J.-C., alors qu’ils retournaient vers leurs terres d’origine. Nous croyons savoir aussi que les casques ont été déposés en guise d’ex-voto à la suite d’une bataille entre celtibères. Ces casques auraient été déposés dans la zone d’un temple ou d’un sanctuaire, dans un espace naturel, près de la ville d’Aratis / Aratikos, en offrande à une divinité, pour la remercier de leur avoir accordé la victoire.

L’intervention en 2013 des agents du Seprona et de l’Unité du Patrimoine culturel de la Guardia Civil avec les opérations Helmet I et Helmet II a permis de réquisitionner plus de 9 000 objets. Cette collection fut étudiée par deux archéologues experts du gouvernement d’Aragon qui ont été auditionnés lors du procès. Ils ont classé et expertisé cet immense « butin » avec la méthodologie propre à ce que nous appelons l’archéologie spatiale. Malgré l’absence de tout contexte archéologique, ils ont réussi à identifier d’autres petits fragments de casques et ont arrivé à démontrer qu’une grande partie des objets trouvés dans la maison de l’accusé provenait du site El Castejón (Aranda del Moncayo, Zaragoza). Il fût un plaisir personnel et je l’ai fait savoir au juge président du jury entendre et poser des questions aux avocats, les juges et les procureurs sur la stratigraphie archéologique.

Je ne voudrais pas finir sans rappeler que j’ai eu le plaisir de profiter de ces casques pendant que j’étais Professeur à l’université de Nice (2011-2019), voisin du MACM et ami de Christian Levett et de Leisa Paoli. Maintenant c’est au tour de tous ceux qui visiteront le musée que le gouvernement d’Aragon choisira pour les exposer de pouvoir les apprécier. Les casques retournent en Espagne, parce que c’est le pays internationalement reconnu comme celui où se trouvait la société qui les a produits ; parce que c’est le pays où se trouvait le contexte archéologique qui les a produites ; et parce que c’est le pays d’où ils furent soustraits alors que des lois empêchaient non seulement de mener des fouilles sans méthode scientifique mais aussi le trafic illégitime de biens culturels. Les casques ne sont pas espagnols, tout au plus, celtibères et leur exposition au plus proche du lieu de leur découverte est conseillée par les bonnes pratiques muséographiques et les lois du pacte social qui lient les espagnols et les européens. Ces casques ont fait l’objet d’un pillage, ils ont été offerts à la vente hors de nos frontières, quand il y avait des lois, celles de 1931, celle de 1985, ou encore, la convention de 1970 de l’UNESCO (Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels – 1970).

Félicitons-nous, aujourd’hui, parce qu’ils sont réintégrés grâce au travail de nombreux chercheurs et bienfaiteurs du patrimoine culturel que je voudrais rappeler ici :

  • Ricardo de Orueta, homme de la Institución Libre de Enseñanza et premier Director General de Bellas Artes entre 1931 et 1936. Rédacteur de la Loi de Patrimonio española en vigueur entre 1931 et 1985.
  • Markus Egg et Michael Müller-Karpe (Römisch-Germanisches Zentralmuseum - Forschungsinstitut für Archäologie), qui dénoncèrent et dévoilèrent les faits pour éviter le trafic illicite de ces casques.
  • Raimon Graells (Römisch-Germanisches Zentralmuseum - Forschungsinstitut für Archäologie)
  • Alberto J. Lorrio (Universitat d’Alacant)
  • Fernando Quesada (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Luis Fatás (Dirección General de Patrimonio Cultural del Gobierno de Aragón)
  • Francisco Romeo Marugán (Dirección General de Patrimonio Cultural del Gobierno de Aragón).

Permettez-moi de remercier toutes celles et tous ceux qui ont permis que, d’une manière ou d’une autre, nous soyons ici aujourd’hui.

Mes remerciements personnels sont adressés S. Exc. Monsieur Juan Andrés Perelló, Ambassadeur Délégué permanent de l’Espagne auprès de l’UNESCO, dont la disponibilité totale qui a permis d’arriver à bon port.

Last but not least, je tiens à remercier personnellement Christian Levett. Je lui suis reconnaissant d’avoir été patient et de m’avoir permis de le conseiller tout au long de ces démarches, qui ont abouti aujourd’hui, à la restitution officielle de ces casques à l’Espagne.

Merci beaucoup de votre attention.

Restitution of the helmets of Aranda de Moncayo at the Spanish Embassy at UNESCO

Paris 4 December 2019
Ricardo González Villaescusa

My words today are only intended to convey from an archaeologist’s point of view the importance of these helmets that are being reintegrated into Spain’s cultural heritage. Rest assured that I will not give a lecture on the scientific interest of these helmets, not only as this is not my area of expertise, but also because there is already a beautiful publication on the subject; but rather about what this particular find brings to our attention and to the field of research.

An archaeological find can be fortuitous. Pure chance. But it is not only, as in this particular case, the discovery of beautiful objects that is important during a find. It has a fundamental purpose that is to establish new typologies, and this is, of course, just as relevant to less precious finds discovered in an archaeological context.

Archaeologists place objects in a series that allows their dating, identification of stylistic influences and their origin. But the helmets that are reintegrated into Spain’s cultural heritage today were excavated with a simple shovel. Despite their undeniable beauty (complete and restored...) they left no historical trail as a mere shovel did not favour the discovery of that small piece of pottery, coin or succession of stratigraphic layers that would have enabled an archaeologist to interpret the chronology and the circumstances in which they were deposited.

When one sees these objects in a collection, one can simply admire the beauty of the finds. However archaeologists do not stop at a ‘find’, we search, research and sometimes we discover. Similarly, when all the elements of the context are lost, as is the case here, there have been researchers who have succeeded in converting the finds into a scientific discourse. Twenty-one of the twenty-nine helmets inventoried and studied by R. Graells, Alberto J. Lorrio and Fernando Quesada, are most beautiful, some of them shown here today. But the artefacts that make historical explanations plausible are not necessarily the most aesthetic objects that one sees exhibited in museum show cases; they are often the more fragmentary pieces but found in an archaeological context: the smallest pottery fragment allows the series to be located in time. The researchers behind this book have succeeded in converting finds into a successful archaeological study.

Thanks to their research we know today that although the most remote origins of these helmets are in mainland Greece, the antecedent of this helmet type appeared in Magna Graecia, between southern Italy and Sicily, back in the 6th century BC. And that it was probably Celt-Iberian mercenaries who adapted them by adding certain elements thus evolving to a new type of helmet in 4th century BC when they returned to their homelands.

We also know that at the end of an internal battle between Celt-Iberians, they would deposit their helmets in a sanctuary or temple at a natural site near the city of Aratis / Aratikos as an offering to the deities in thanks for victory.

In 2013, the Seprona agents and the Cultural Heritage Unit of the Guardia Civil intervened with operation Helmet I and Helmet II, which resulted in the requisition of more than 9,000 objects. This collection was appraised by two archaeologists from the government of Aragon who testified in their capacity as experts, classifying and pricing this immense "loot". With the methodology of what we call spatial archaeology and despite the lack of any archaeological context, they managed to identify other small fragments of helmet and were able to demonstrate that most of the objects found in the house of the accused came from El Castejón (Aranda del Moncayo, Zaragoza). It was a personal pleasure to hear the presiding judge of the jury ask the lawyers, judges and prosecutors questions about archaeological stratigraphy.

I would not want to finish without recalling that I had the pleasure of admiring these helmets whilst I was a professor at the University of Nice (2011-2019), in the neighbouring town to the MACM and befriending Christian Levett and Leisa Paoli. And now in turn, all those who will visit the museum where the government of Aragon will exhibit them, will have that same pleasure.

The helmets are returning to Spain because it is the internationally recognised country where they were produced; because it is the country where the archaeological context was found and because it is the country from which they were removed despite laws, which prevent excavations without scientific method and even more so illegal traffic across the borders. The helmets are not Spanish, they are at most Celt-Iberian, and exhibiting them close to their place of discovery is recommended by good museum practices and is established by the laws written in the social pact that unites Spaniards and Europeans. They were looted and offered for sale abroad despite the laws of 1931, 1985 and the 1970 UNESCO convention (Convention on the Means of Prohibiting and Preventing the Illicit Import, Export and Transfer of Ownership of Cultural Property – 1970).

Let us celebrate today, that these helmets will be reintegrated to Spanish soil thanks to the work of numerous researchers and benefactors of cultural heritage that I wish to mention:

  • Ricardo de Orueta, Institución Libre de Enseñanza and previous General Director General of Fine Arts between 1931 and 1936. Editor of the Law of Patrimonio española in force between 1931 and 1985.
  • Markus Egg and Michael Müller-Karpe (Römisch-Germanisches Zentralmuseum - Forschungsinstitut für Archäologie), who made enormous efforts to prevent the illicit trafficking of these helmets.
  • Raimon Graells (Römisch-Germanisches Zentralmuseum - Forschungsinstitut für Archäologie)
  • Alberto J. Lorrio (University of Alacant)
  • Fernando Quesada (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Luis Fatás (Dirección General of Patrimonio Cultural del Gobierno de Aragón)
  • Francisco Romeo Marugán (Dirección General of Patrimonio Cultural del Gobierno de Aragón).

Allow me to thank all those who have in one way or another allowed us to be here today.

My personal thanks are addressed to HE. Mr. Ambassador of Spain to Unesco, Juan Andrés Perelló, for his excellent predisposition that has allowed this endeavour to come to fruition.

To the technicians of the Ministerio de Cultura y Deporte, Carlos González-Barandiarán and Muller, (Junta de Calificación, Valoración y Exportación de Bienes del Patrimonio Histórico Español) and Carlos Andrés Cristobal (Técnico de Museos, Área de Tráfico Ilícito, Subdirección General de Protección de Patrimonio Histórico), with whom we agreed very quickly that the most important matter was the reintegration of the helmets.

Last but not least, my personal thanks are also addressed to Christian Levett. He always listened patiently and allowed me to advise him for the best way possible to reinstate the helmets.

Thank you very much for your attention

Restitución de los cascos de Aranda de Moncayo en la embajada española de la UNESCO

Paris 4 de diciembre 2019
Ricardo González Villaescusa


Mis palabras aquí solo pretenden transmitir, desde el punto de vista del arqueólogo, el interés que tienen los cascos que son reintegrados hoy al patrimonio español. No crean que voy a hacer una conferencia sobre su interés científico en sí, que yo no podría pretender porque no es mi especialidad, y porque ya existe una bella publicación, sino sobre el interés de que los hallazgos dejen paso a la búsqueda, à la recherche.

El hallazgo es fortuito. Fruto del azar. Tiene su interés porque, como es este el caso, además de la belleza de los objetos ha sido definitivo para establecer una nueva tipología y comprender otros hallazgos menos preciosos pero hallados en contexto arqueológico. Los arqueólogos ubicamos los objetos en una serie que permite su datación, identificación de influencias estilísticas y su origen. Pero los cascos que son reintegrados hoy al patrimonio español fueron encontrados con una pala. A pesar de su radiante belleza (por completos, por restaurados…) no dieron ninguna pista, estaban completamente mudos porque la pala no permitió encontrar ese pequeño fragmento de cerámica, una moneda o una sucesión de estratos que hubieran permitido interpretar la cronología y las circunstancias en que se depositaron.

Cuando estaban en una colección se admiraba la belleza de los hallazgos. Por eso, los arqueólogos no hallamos, sino que buscamos y, a veces, hasta encontramos. Incluso cuando se han perdido todos esos elementos como es el caso de estos cascos, hubo quienes se ocuparon de convertir los hallazgos en un discurso científico. En el libro de R. Graells, Alberto J. Lorrio y Fernando Quesada, 21 de los 29 cascos inventariados son los más bellos, algunos de ellos los que están expuestos, pero los que han permitido dar una explicación plausible son los más fragmentarios y menos vistosos que no están en ninguna vitrina de museo, porque, esta vez sí, fueron encontrados en un contexto arqueólogico: el más pequeño tiesto de cerámica permite ubicar en el tiempo la serie. El estudio de estos investigadores ha convertido los hallazgos en búsqueda fructuosa.

Gracias a ellos hoy sabemos que aunque los orígenes más remotos de estos cascos están en Grecia continental el antecedente cristalizó en la Magna Grecia, entre el sur de Italia y Sicilia, allá por el siglo VI a.C., y que probablement fueron mercenarios celtíberos los que añadieron elementos que los adaptaron y evolucionaron a un tipo nuevo en el siglo IV a.C. cuando volvieron a sus tierras de origen. También sabemos que al final de una batalla interna entre celtíberos, pudieron ofrendar sus cascos a una divinidad en una zona de un santuario o de un paraje natural cerca de la ciudad de Aratis / Aratikos con connotación religiosa a modo de exvoto y agradecimiento por el triunfo.

La intervención en 2013 de los agentes del Seprona y de la Unidad de Patrimonio Histórico de la Guardia Civil con las operaciones Helmet I y Helmet II permitió requisar más de 9.000 objetos. Esta colección fue expertizada por dos técnicos del gobierno de Aragón que testificaron en su calidad de expertos, clasificando y tasando ese inmenso “botín”. Con los métodos propios de la arqueología que llamamos espacial y a pesar de que aquellos fragmentos también carecían de todo contexto arqueológico consiguieron identificar algunos pequeños fragmentos de cascos y demostraron a los jueces, como recoge la sentencia, que gran parte del lote encontrado en casa del acusado provenía del yacimiento de El Castejón, en Aranda del Moncayo (Zaragoza). Fue un placer, y así se lo hice saber a su señoría, oir hablar y oir preguntar a los abogados, jueces y fiscales sobre estratigrafía.

No quiero terminar estas palabras sin recordar que he disfrutado de esos cascos, mientras fui catedrático de la Universidad de Niza (2011-2019), vecino del MACM y amigo de Christian Levett y Leisa Paoli. Ahora lo harán todos aquellos que visitarán el museo donde el gobierno de Aragón estime depositarlos. Los cascos vuelven a España porque es el país reconocido internacionalmente donde se hallaba la sociedad que produjo esos cascos, porque es el país donde se encontraba el contexto arqueológico en que fueron hallados y porque es el país del que fueron sustraídos cuando existían leyes que impedían su exhumación sin método científico y menos aún su tráfico ilícito al exterior de las fronteras. Los cascos no son españoles, son a lo sumo celtíberos, y su exposición próxima al lugar del hallazgo lo aconsejan las buenas prácticas y lo establecen las leyes que nos hemos dado en el pacto social que une a los españoles y a los europeos. Fueron objeto de un expolio y ofrecidos en venta al exterior de las fronteras cuando existían leyes, la de 1931 o la de 1985 o la convención de 1970 de la UNESCO (Convención sobre las medidas que deben adoptarse para prohibir e impedir la importación, la exportación y la transferencia de propiedad ilícitas de bienes culturales -1970).

Celebremos pues, hoy, que son restituidos gracias a la labor de numerosos investigadores y benefactores del patrimonio que quiero recordar aquí:
  • Ricardo de Orueta, hombre de la Institución Libre de Enseñanza y primer Director General de Bellas Artes entre 1931 y 1936. Relator de la Ley de Patrimonio española que estuvo vigente entre 1931 y 1985.
  • Markus Egg y Michael Müller-Karpe (Römisch-Germanisches Zentralmuseum - Forschungsinstitut für Archäologie), quienes desvelaron y denunciaron los hechos que el tráfico concreto de estos cascos se detuviera.
  • Raimon Graells (Römisch-Germanisches Zentralmuseum - Forschungsinstitut für Archäologie)
  • Alberto J. Lorrio (Universitat d’Alacant)
  • Fernando Quesada (Universidad Autónoma de Madrid)
  • Luis Fatás (Dirección General de Patrimonio Cultural del Gobierno de Aragón)
  • Francisco Romeo Marugán (Dirección General de Patrimonio Cultural del Gobierno de Aragón).

Permítanme que les dé las gracias a todos ellos y a todos los que de una u otra manera han intervenido para que hoy estemos aquí.

Mis agradecimientos personales están dirigidos al Excmo. Señor embajador de España ante la Unesco, Juan Andrés Perelló, con la excelente predisposición que ha permitido llegar a buen término.

A los técnicos del Ministerio de Cultura y Deporte, Carlos González-Barandiarán y Muller, (Junta de Calificación, Valoración y Exportación de Bienes del Patrimonio Histórico Español) y Carlos Andrés Cristobal (Técnico de Museos. Área de Tráfico Ilícito. Subdirección General de Protección de Patrimonio Histórico), con quienes me he entendido rapidamente en que lo más importante era la reintegración de los cascos.

Por último, mi agradecimiento personal está dirigido a Christian Levett. Siempre me ha escuchado con paciencia y me ha permitido aconsejarles cual podría ser la mejor manera de reintegrar los cascos.

Muchas gracias por su paciencia.

jueves, 23 de junio de 2016

COLIN RENFREW POR UNA ARQUEOLOGÍA LEGAL, TRANSPARENTE E INTERNACIONAL

El Proceso © INAH / Melitón Tapia
Planteamiento meridiano del maestro de toda una generación, Colin Renfrew, uno de los padres del procesualismo, alejado de la arqueología post-procesualista (new age o feng shui, según se quiera), comprometido y alertando de los riesgos de la pérdida de la memoria colectiva. Una sociedad que pierde la memoria puede convertirse en una sociedad con Alzheimer, a nosotros corresponde elegir si es eso lo que queremos, como diría nuestro amigo Carlos Fabiao.

Concluye sin dudas sobre el modelo al que deben aspirar la arqueología y el patrimonio: "Colin Renfrew concluyó en que es necesario pugnar “por una arqueología legal y no ilícita, transparente y no clandestina, internacional y no nacionalista, con buenas publicaciones y sin secretos, auténtica, popular, enciclopédica e ilimitada como el espíritu humano".



CIUDAD DE MÉXICO (apro).- Investigador emérito de la Universidad de Cambridge, el arqueólogo británico Colin Renfrew (1937) dictó una conferencia en el Museo Nacional de Antropología –al que calificó como su museo favorito– acerca de los riesgos de pérdida de la memoria colectiva debido a la expoliación y el tráfico ilícito de bienes culturales.

Nacido en Stockton-on-Tees, en Reino Unido, el científico social de 78 años de edad se interesó desde muy joven en el tema del saqueo de antigüedades. Denuncias sobre el hecho en la isla de Keros lo motivaron entonces a atravesar el Mar Egeo para investigar en un sitio que –sabría después– era el primer santuario marítimo del mundo.

Durante su exposición explicó que los daños del saqueo van más allá de la posesión ilegal de piezas por parte de coleccionistas privamos, su efecto “es que nuestra posibilidad de aprender acerca del pasado de la humanidad se pierde a través de la alteración del contexto”, reseñó el Instituto Nacional de Antropología e Historia (INAH) en un comunicado.

Reconocido por su trabajo en datación por medio de radiocarbono, prehistoria de idiomas, arqueogenética y arqueología procesual, Renfrew no descalificó el coleccionismo, por el contrario consideró que fue parte de la “arqueología seria” de los siglos XVI al XIX, pero la situación cambió luego de las guerras mundiales del siglo XX:

Se creó mayor conciencia acerca de la pérdida del patrimonio y por ello se adoptó en 1970 la Convención sobre las medidas que deben adoptarse para prohibir e impedir la aportación, la exportación y la transferencia de propiedad ilícitas de bienes culturales.

El arqueólogo describió uno de los procesos que pueden seguir las piezas ilícitas hasta llegar a los museos o espacios donde se busca su legitimación:

Comienza con una excavación clandestina en cualquier sitio, el saqueador lleva las piezas arqueológicas a un vendedor local y éste la comercia con un traficante “mejor conectado” que las colocará con un coleccionista privado. En algún momento este coleccionista querrá mostrar su colección en una exposición en algún museo importante, editará un catálogo de lujo, en el cual no se aclara la procedencia del objeto, y ahí es donde llega a otro nivel. Es un “entramado de corrupción”.

Señaló otro aspecto en el cual el coleccionista se convierte en “mecenas” y “dona” sus acervos a prestigiados museos, cuyos directivos no siempre están dispuestos a corroborar el origen de las piezas. Las donaciones conllevan exenciones de impuestos que en ocasiones son mayores a lo que el supuesto mecenas invirtió. Lo lamentable, dijo, es que no se aplique correctamente lo estipulado en la Convención de 1970.

Renfrew recordó el caso conocido como Hot Pot (vasija caliente) del Museo Metropolitano de Nueva York, que salió a la luz cuando en 1995 se denunció en Italia la existencia de una bodega llena de antigüedades saqueadas. Ahí se encontraba una hermosa vajilla griega comprada en 1972 en cerca de un millón de dólares por el entonces director del museo Thomas Hoving, al comerciante Robert Hecht.

Al final la pieza tuvo que ser devuelta a su país de origen. No obstante el Met siguió adquiriendo obras de procedencia ilícita durante la dirección de Philippe de Montebelle (1977-2008).

Otro caso fue la Afrodita de Morgantina, adquirida por el Museo J. Paul Getty de Malibú, en 18 millones de dólares. El gobierno italiano llevó este caso a los tribunales.

Ambos museos, destacó el arqueólogo británico, tienen nuevas direcciones, el Getty, con el doctor Michael Brand, y el Met con Thomas P. Campbell, a quienes consideró de confianza.

Cabe mencionar que en el caso de México se han presentado hechos en los cuales casas subastadoras sacan a la venta colecciones arqueológicas de dudosa procedencia, como la casa Bonhams. El INAH señaló que 25% de los objetos que se subastarían eran de reciente manufactura, e informó en su momento que presentó una denuncia penal ante la PGR.

E igual, “solicitó a la Secretaría de Relaciones Exteriores implementar las medidas legales y diplomáticas procedentes para su recuperación, ya que la subasta de bienes arqueológicos en Nueva York vulnera la Ley Federal sobre Monumentos y Zonas Arqueológicos, Artísticos e Históricos y el Tratado de Cooperación entre los Estados Unidos Mexicanos y los Estados Unidos de América, que dispone la Recuperación y Devolución de Bienes Arqueológicos, Históricos y Culturales Robados, de fecha 17 de julio de 1970.”

Colin Renfrew concluyó en que es necesario pugnar “por una arqueología legal y no ilícita, transparente y no clandestina, internacional y no nacionalista, con buenas publicaciones y sin secretos, auténtica, popular, enciclopédica e ilimitada como el espíritu humano.

viernes, 8 de enero de 2016

DE ARQUEOLOGÍA, REGLAMENTOS Y SABIOS

Ricardo González Villaescusa
Josep Vicent Lerma

Levante-EMV, 8 de enero de 2016

Más de tres lustros después de la aprobación de la Ley de Patrimonio Cultural Valenciano (Ley 4/98) (LPCV), de irredento desarrollo reglamentario en los años de plomo de la era popular, el pasado 4 de diciembre Radio Valencia daba puntual cuenta de la entrega del nuevo Reglamento de Arqueología el mes corriente. Este borrador es fruto del compromiso adquirido por la Directora General de Patrimonio Carmen Amoraga, consecuencia del llamado Pacto por la Arqueología Valenciana, suscrito (con excepción del PP) por el conjunto de las fuerzas concurrentes a las pasadas elecciones con el Colegio de Doctores y Licenciados en Filosofía y Letras de Valencia y Castellón.

Solo podemos felicitar una previsión normativa que hemos reivindicado hasta donde nos alcanza la memoria con una auténtica prédica en el desierto en forma de rosario de artículos de opinión, de la índole de “Un Copenhague valenciano en la gestión de la Arqueología” (Levante-EMV, 14-01-2010) u “Odisea arqueológica a ninguna parte” (Levante-EMV, 4-05-2013). Actitud que nos exige por coherencia personal retomar y actualizar nuestras reflexiones sobre esta anhelada regulación normativa de la actividad arqueológica, hasta ahora al albur de la discrecionalidad administrativa.

Partiendo de estas premisas, y hasta donde nos es dado conocer de la lógica interna de la redacción, solo puede coincidirse con la tesis de partida de que la Arqueología es una labor de investigación científica y no un mero trámite burocrático-urbanístico. En congruencia, esta esperada ordenanza no puede avalar en ningún caso una visión anticuada de la actividad arqueológica dictada por los imperativos del desarrollo urbano y de las infraestructuras del pasado boom inmobiliario con unos profesionales sometidos a los promotores ni una gestión postrada en manos del financiador. Como dijéramos junto a Isabel Escudero en “Patrimonio, actores sociales y ordenación del territorio” (Levante-EMV, Territorio y Vivienda, 16-11-2003): “… el efecto perverso previsible de una medida progresista «quien destruye patrimonio paga», (…), se ha convertido en «quien destruye gestiona» o «quien paga manda». En la práctica, se ha producido una sustitución de un modelo de gestión y financiación pública (con sus defectos) por un modelo de financiación privada bajo la influencia de las leyes del mercado y una ausencia efectiva de controles (sin virtudes científicas)”.

Un modelo basado en profesionales liberales y empresas no es ni debe ser incompatible con la exigencia y el control por parte de los poderes públicos de una verificación no circunscrita exclusivamente a la calidad de la intervención de campo sino también a los resultados científicos obtenidos, a la divulgación y la publicación de los mismos.

Se hace imprescindible que el reglamento contemple que la praxis arqueológica requiera de una habilitación oficial tanto de los arqueólogos-inspectores como de los servicios arqueológicos municipales, los profesionales liberales y empresas que soliciten el ejercicio facultativo de la Arqueología. Eso permitiría controlar la idoneidad de los trabajos a priori y, en caso necesario, deshabilitar a aquellas firmas, que hicieran su trabajo de un modo manifiestamente inapropiado y con consecuencias irreparables.

Con tales certificados administrativos, una mercantil que desarrollara su trabajo para la Generalitat Valenciana en esta materia, actuaría verdaderamente en representación de la misma, lo que no sería impedimento para que departamentos de grandes constructoras con un cuerpo técnico solvente o secciones arqueológicas especializadas también pudieran obtener acreditaciones nominales propias.

Cuestiones doctrinales que en nuestra opinión deberían nacer fruto de un asesoramiento científico. Como ocurriera con los contenidos de la “Orden que regula la realización de actividades arqueológicas en la Comunidad Valenciana” del año 1987 (DOGV. 645), el nuevo ordenamiento demanda ahora para su correcta presentación en sociedad y visualización mediática en estos nuevos tiempos de regeneración ética de un necesario aval científico. Para ello es imprescindible la función del “Consejo Asesor de Arqueología y Paleontología” (CAAP), un olvidado órgano consultivo reconocido por la Ley de Patrimonio que se encuentra pendiente de convocatoria por parte de todos los responsables populares del área de Cultura, nada menos que desde 1996, aunque necesitado lógicamente de un “lifting” generacional.

Por su parte, los profesionales de la arqueología preventiva deben ser protegidos por el nuevo ordenamiento. Deben poder actuar en nombre de la administración y responder ante ésta de su trabajo y no ante un promotor inmobiliario. Deben tener un respaldo normativo y económico frente a las expectativas científicas de la institución y la sociedad para la que trabajan (objetivos, métodos, conservación, tratamiento de los restos conservados y composición y desarrollo de las memorias científicas, divulgación y publicaciones…) para dejar de ser meros forenses de la Historia y convertirse en los traductores de las realidades sociales de un pasado que interesen a nuestra sociedad. Para ello es necesario que su actividad pueda inscribirse en proyectos científicos de largo alcance, evitando así el divorcio entre centros de investigación (museos, universidades) y la arqueología preventiva.

No podemos estar más de acuerdo con las recientes declaraciones del presidente Ximo Puig, cuando afirmaba tras el 20D que es “el tiempo de la humildad” y por ello es necesario que ese Reglamento surja de un amplio consenso social con todos los actores científicos, institucionales, económicos y sociales implicados: los arqueólogos colegiados (incluidos los de Alicante), la patronal de las empresas de arqueología (Asemarq), las universidades valencianas, los museos y los servicios municipales; sin olvidar a los ciudadanos que de una u otra manera, organizada y colectiva han sufrido o defendido el patrimonio de este país.

Sabemos que un proyecto de esta envergadura es complejo pero siguiendo la inspiración de A. Ricci, en la ciudad eterna, Roma, en su libro En torno a la piedra desnuda, Arqueología y ciudad entre identidad y proyecto, solo así puede darse un correcto “uso público de la historia” (la esencia de la política patrimonial) que haga conmensurables las diferentes velocidades de las políticas patrimoniales y el urbanismo que requieren de «intervenciones de adaptación y transformación en tiempos mucho más rápidos que los impuestos por la investigación arqueológica de campo».

domingo, 13 de septiembre de 2015

EL INFORME "FAURE": HACIA UNA REFORMA DE LA ARQUEOLOGÍA PREVENTIVA EN FRANCIA

Le grand marché des fouilles
© Alain Passerel - 2015
Un completo documento sonoro realizado por la radio pública France Inter: Archéologie: le grand marché des fouilles (Arqueología: el gran mercado de las excavaciones) en el que están presentes casi todos los actores de la actividad arqueológica preventiva en Francia. 

En 47 minutos se da voz a la empresa pública (INRAP) por medio de su presidente Dominique Garcia y operadores privados, a los empleados, a promotores y diputados para tratar de la situación que ha determinado la solicitud por parte de la ministra de Cultura, Fleur Pellerin, a la diputada socialista, Martine Faure de un informe sobre una "Política pública equilibrada de la arqueología preventiva" (en francés). Algunos comentaristas espontáneos del sitio web de la radio pública se lamentan de la ausencia de dos actores principales de la arqueología: los servicios arqueológicos de las administraciones locales (ayuntamientos, comarcas y mancomunidades) y las diferentes DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), relevos del Ministerio que tienen la autoridad en la prescripción de los diagnósticos e intervenciones arqueológicas.



Reportaje de Alain Passerel; sonido Pierre Quintard y Arthur Gerbault
Realización: Anne Lhioreau asistida por Stéphane Cosme y Zohra Bensmaïli

Una situación que tiene precedentes en la ley 2001 (del socialista L. Jospin) que creó el INRAP, Instituto Nacional de Investigaciones en arqueología preventiva, pero que en 2003 fue corregida por parte del gobierno conservador que le sucedió, permitiendo el acceso a los operadores privados en el mercado de las excavaciones arqueológicas, en consecuencia con la no existencia de monopolios de estado. En un momento en que había "mercado para todos" según las palabras de Martine Faure, pero que a partir de 2010-2011 la oferta se contrajo considerablemente conduciendo a la tensión actual.

En el programa Frédéric Joseph y Olivier Blamangin de la CGT, sindicato mayoritario del colectivo arqueológico, denuncian la evidencia de la degradación global y la deriva del modelo que explota un recurso no renovable, el patrimonio arqueológico. Focalizando el análisis en la quiebra de ArchéoLoire como consecuencia de los dividendos que fueron a parar por parte de los accionistas de la empresa y que hubieran podido salvarla. Argumentos que se encuentran ampliamente expuestos en el informe que realizó el sindicato poco antes de la quiebra y que se focaliza en tres operadores, la citada ArchéoLoire, EVEHA y la franco-suiza Archedunum. Casi de manera marginal se dice que en el caso de una quiebra de una empresa de arqueología, es el INRAP quien se ocupa de salvaguardar los informes y trabajos científicos realizados por la misma.

Las empresas privadas como EVEHA en boca de Julien Denis, fundador y director científico de una de las más grandes (200 empleados de los cuales 160 arqueólogos y 14 agencias), responden que es posible que una empresa sea rentable y que el objetivo principal sea la investigación arqueológica. Mientras que Frédéric Rossi, fundador de Archeodunum SA, denuncia que es el INRAP quien deforma el mercado de manera indirecta porque pierde dinero que es suplido por el estado haciendo una competencia desleal a las empresas.

Para los sindicatos el problema principal reside en que el estado no se ha dotado de los medios para controlar o verificar si los operadores proveen económicamente las partidas destinadas a la realización del informe de excavación y, por tanto, de la calidad científica necesaria para el objetivo fundamental que es la documentación y protección de los restos arqueológicos. Y, parece que es en ese sentido en el que está dirigido el informe Faure  « Pour une politique publique équilibrée de l’archéologie préventive »: devolver al INRAP su rol de actor principal, reafirmando la política pública de la arqueología preventiva bajo la autoridad del Estado y que éste se dote de medios de control científico para que todos los operadores sigan las mismas normas de calidad científica.

domingo, 10 de agosto de 2014

CICERONES, INTRUSOS Y TURISTAS

Visita guiada de los Mausoleos de Llíria
Josep Vicent Lerma
LEVANTE-EMV, 29 de junio de 2014

La reciente publicación en la prensa local de titulares de la guisa de “Una oportunidad para trabajar de guía turístico”, en la que se daba cuenta de un taller de empleo financiado por el Fondo Social Europeo para formar parados mayores de 45 años como nuevos cicerones de mercados y monumentos municipales, nos ha espoleado a revisar y analizar de modo compartido el estado actual este sector en alza del turismo cultural de nuestras ciudades costeras, especialmente en auge por mor de los altibajos del tráfico mediterráneo de cruceristas (Levante-EMV, 4-03-2014).

En este orden de cosas, al margen del Decreto 90/2010 de la Conselleria de Turismo de la Generalitat Valenciana por el que se modificaba el reglamento regulador de la profesión de guía turístico, lo cierto y verdad parece ser que la honrada labor de guía o acompañante está “liberalizada” y no requiere en la práctica de habilitación alguna para su desarrollo en la vía pública.

Distinta cosa es de acuerdo con la normativa legal el guiar a grupos de visitantes dentro de los llamados antiguamente Monumentos Nacionales y ahora Bienes de Interés Cultural (BIC´s), que sí requiere, en efecto, del correspondiente título de guía oficial, con conocimientos de idiomas, ya sean éstos reales sitios como el Escorial, jardines históricos como el de Aranjuez, acrópolis como el castillo de Sagunto o museos estatales como el propio Prado, siendo considerado a tenor del artículo 16 del citado reglamento autonómico una infracción muy grave el ejercicio clandestino de esta actividad, al menos en el ámbito valenciano.

Por su parte los museos y monumentos de Valencia disponen desde 2013, a través de concesión administrativa, de un solvente servicio de visitas guiadas para colegios y turistas que lo soliciten, si bien con la ininteligible peculiaridad de no ser de aplicación extensiva a la visita de la arquitectura histórica más frecuentada del Cap i casal, la célebre Lonja de los Mercaderes del maestro Pere Compte.

Edificio emblemático del gótico civil europeo y Patrimonio de la Humanidad desde 1996, restaurado exquisitamente por el arquitecto conservador Manuel Ramírez, que no obstante haberse dotado de un innovador acceso de visitantes, a tenor de los datos disponibles a día de hoy de la Oficina de Estadística, perdió paradójicamente más de 100.000 visitantes entre los años 2011 (602.522) y 2012 (481.957).

Panorama regional comparativamente matizado por la puesta en marcha en universidades francesas como la de Niza - Sophia Antipolis de nuevas licenciaturas profesionales como la de “Guide Conférencier”, para formar agentes profesionales de la promoción del patrimonio cultural local, sustitutivas del anterior diploma expedido por una docena de ellas de “Guide Interprète National”.

Por consiguiente, como conclusión de toda la anterior casuística más o menos gremial y al margen de la típica picaresca de los free walking tours piratas, en nuesta opinión cabe colegir la necesidad de potenciar el nicho de empleo que supone para arqueólogos en paro y otros graduados superiores el turismo cultural, por medio de una búsqueda de la excelencia en la mejora de la cualificación de sus protagonistas legítimos y de una mínima regulación administrativa del mismo, a modo de auténtica policía turística, por parte de las consellerias competentes en materia de Turismo y Cultura.

lunes, 7 de abril de 2014

FORMACIÓN Y EJERCICIO PROFESIONAL

Ruinas del castro de Baroña, © Javier García Blancoe

Hace un tiempo que tenemos que recordar a algunos colegas que el problema no es exclusivo de la formación que damos en las universidades a los alumnos que quieren, algún día, ejercer como arqueólogos. 

Buena parte de la responsabilidad es de las administraciones de lo patrimonial que deciden y establecen los criterios que determinan el ejercicio en su ámbito territorial de una práctica profesional. Si a los instaladores de conducciones de gas se les pide un examen, a los ingenieros de minas se les exige "la titulación correspondiente o un máster en esa misma ingeniería", parecería lógico aplicar criterios equiparables para la práctica del ejercicio de la arqueología. No es un agravio comparativo, como afirma Asociación de Empresas Galegas de Arqueoloxía (AEGA), si la Xunta considera que no es necesaria una formación específica para ser arqueólogo, sino que estamos ante la sublimación de una consideración tecnocrática de la arqueología como eliminación de cargas históricas del subsuelo al alcance de cualquiera.

La decadencia del estado del bienestar no es evidente solamente en el retroceso en la atención sanitaria, la falta de aplicación en la ley de la dependencia o en derechos elementales como la justicia universal y gratuita para quienes no pueden permitírsela. Si ya dejaba desear los resultados de la práctica arqueológica preventiva anterior a decisiones como esta de la Xunta de Galicia, con arqueólogos titulados, podemos imaginar la pérdida de información arqueológica que conllevará una decisión que acabará, nos tememos, por extenderse. Y, además, con la conciencia tranquila de haber cumplido la ley.

Arqueólogos alertan de que la Xunta no exige formación específica

Ven un "agravio" que convoque oposiciones para el sector sin pedir los estudios adecuados

La Opinión de A Coruña 6 de abril de 2014

La Asociación de Empresas Galegas de Arqueoloxía (AEGA) denunció ayer el "agravio" hacia su colectivo por parte de la Consellería de Cultura al convocar unas oposiciones para ocupar plazas de arqueología en las que no se requiere formación específica. Según denuncian, la Xunta considera suficientes las titulaciones de Historia, Historia del Arte, Humanidades, Antropología o "los grados correspondientes".

Los arqueólogos alertan de "las consecuencias que puede acarrear sobre la conservación del patrimonio gallego". Según denunciaron, estas oposiciones son un "agravio comparativo" con respecto a otros profesionales y ponen algunos ejemplos, como que para acceder a un puesto de ingeniero de minas se exige "la titulación correspondiente o un máster en esa misma ingeniería".

miércoles, 27 de noviembre de 2013

LAS EXCAVACIONES SON PARA EL VERANO

Reproducimos el resumen de un interesante artículo que deconstruye la mítica en torno a las excavaciones arqueológicas de verano en la que todos (o casi) nos hemos formado. La descripción y el análisis etnográfico de estos equipos y grupos de trabajo permiten al autor, David González Alvarez, afirmar que el espíritu crítico de los profesionales así formados se ve mermado por dos causas fundamentales: 1.- la vocación que elimina cualquier reivindicación porque nos pagan por trabajar en lo que amamos y 2.- nos hemos formado en la dureza del trabajo, para, a fin de cuentas ser, unos intelectuales. 

Al leer el artículo, hemos podido recordar cómo en esa edad dorada de la arqueología comercial a la que hace alusión el autor, algún empresario repercutía sobre sus empleados el retraso en los pagos cuando "a fin de cuentas, si la administración no paga, yo tampoco cobro". Y, lo que es peor, lo decía con orgullo.


Summer excavations: creating superarchaeologists easily exploited

GONZÁLEZ ÁLVAREZ, D., Las “excavaciones de verano”: Forjando súperarqueólogos fácilmente precarizables, Revista Arkeogazte, 3, 2013, pp. 201-219.

Las “excavaciones de verano” tienen gran importancia en la formación arqueológica. En el estado español, los planes de estudio universitarios están focalizados hacia los aspectos teóricos, minimizando las cuestiones prácticas y metodológicas del trabajo arqueológico de campo. Por ello, sucesivas generaciones de arqueólogos han subsanado estas carencias participando como voluntarios en campañas estivales organizadas por universidades y OPIs. En el presente trabajo, se reflexiona acerca de la influencia que las vivencias obtenidas en estas campañas iniciáticas tienen para los estudiantes universitarios en la reproducción y naturalización de ciertos valores adosados a la idea de ser arqueólogo. Esto podría influir en la timidez de las reivindicaciones sociolaborales de los trabajadores de la Arqueología comercial. No en vano, este sector económico se caracteriza por la desregulación, la precariedad y la alta temporalidad del empleo. [Seguir leyendo...]

viernes, 13 de septiembre de 2013

PARCAS DEVOLUCIONES PERO DEVOLUCIONES PATRIMONIALES

Apliques de oro del siglo 5 antes de Cristo / AFP
No parecen muy de fiar las descripciones y adscripciones culturales de los objetos pero parece que algunos objetos patrimoniales que salieron de Afghanistan, son devueltos a los museos afganos.

A leer con atención para los que aprecian nuestra etiqueta sobre geopolitica e identidades la frase subrayada más abajo: “Estos objetos son tesoros nacionales que conforman la identidad del país y distinguen a Afganistán del resto del mundo, y su valor es incalculable”



El embajador de Kabul en Washington, Eklil Hakimi, aceptó los objetos entregados por el Servicio de Inmigración y Aduanas estadounidense (ICE por su siglas en inglés) durante una ceremonia en la embajada afgana.

Estados Unidos devolvió una jarra [sic] de vino de origen romano y cinco piezas de oro a Afganistán, en la cuarta repatriación oficial de tesoros culturales afganos robados en los últimos ocho años: los objetos carecen de un valor de mercado cuantificable, en tanto están catalogados entre los tesoros de las culturas que pasaron alguna vez por el territorio afgano.

Funcionarios de aduanas estadounidenses incautaron los elementos el 21 de marzo de 2011 en el aeropuerto de Newark, en el estado de Nueva Jersey, después de que investigadores descubrieron que estaban destinados para una tienda de New York sospechosa de negociar con bienes culturales robados.

El florero romano [sic] dataría del siglo V al VIII después de Cristo, mientras que los otros objetos incluyen tres apliques de oro del siglo V antes de Cristo que representan antílopes y dos antiguos adornos en espiral del siglo XVII, detalló la agencia norteamericana en un comunicado.
De alto valor para el museo al que volverán de inmediato

“Estos objetos son tesoros nacionales que conforman la identidad del país y distinguen a Afganistán del resto del mundo, y su valor es incalculable”, dijo el embajador Eklil Hakimi,, quien recordó en la oportunidad que la  investigación sobre su contrabando sigue todavía en curso y se desconoce a ciencia cierta quiénes fueron los que pergeniaron la desaparición y traslado de las piezas.

Desde 2005 Estados Unidos ha devuelto diversos objetos a Afganistán, que van desde elementos arqueológicos del siglo II antes de Cristo a un cargador de munición de rifle del siglo XIX que desapareció del Museo Nacional de Kabul tras la retirada de fuerzas soviéticas en 1988-89.

lunes, 22 de abril de 2013

"VASA SPURIA" O LAS SUIDOMAQUIAS "UNICAS" DEL FALSARIO DEL CAMPELLO

Vaso expuesto en la web  Royal Athena Galleries
Por fin El País da buena cuenta de la polémica sobre el vaso ibérico de El Campello. El texto de Esperança Costa publicado por el rotativo debe ser entendido como una rectificación a la noticia del descubrimiento del célebre vaso de El Campello y que reclamamos en su momento al Defensor del lector de este periódico. El artículo da al traste con la estrategia dilatoria de Marta Alonso, Directora general de Patrimonio Cultural de la Generalitat Valenciana.

Vaso expuesto en la web  Royal Athena Galleries


Nos congratulamos de las novedades aportadas por el artículo sobre la presencia de otros supuestos vasos íberos en una galería estadounidense. No sin lamentar que, o bien nos encontramos ante la evidencia de la falsedad de estas piezas o se trata de uno de los mayores expolios del patrimonio arqueológico español. 

Entre claveles y rosas... la conselleria sigue sin mover ficha



El silencio de Cultura sobre el vaso íbero de El Campello aumenta las dudas sobre su autenticidad

Esperança Costa, El País, 21 de abril de 2013

En una cámara de seguridad del Museo Arqueológico de Alicante (MARQ) un vaso presuntamente íbero, supuestamente del siglo II antes de Cristo, lleva meses a la espera de que alguien lo investigue. La pieza, localizada en la trastienda de un anticuario de El Campello (Alicante), fue calificada como “una de las obras excepcionales del arte íbero” durante una convocatoria de prensa organizada por la Guardia Civil y la Consejería de Cultura el pasado mes de enero.

Un vaso “sin parangón”, dijo entonces el técnico de Cultura José Luis Simón, porque estaba completo y porque las escenas pintadas (guerreros cazando un jabalí) parecían narrar el rito del paso de la niñez a la madurez de un “príncipe” íbero, tal vez procedente de una zona cercana al yacimiento de la Serreta de Alcoi.

Sin embargo, muchos arqueólogos sospecharon que se trataba de una falsificación. Sólo Carmen Aranegui, catedrática de Arqueología de la Universidad de Valencia, se atrevió a opinar públicamente. “Cuando vi la foto en los periódicos, dudé de inmediato”, indica. “El vaso contiene elementos propios de otros ya existentes, cogidos de aquí y de allá, en un corta y pega que ya hemos visto en otras ocasiones”, detalla la experta. “Pero bueno, habría que verlo directamente”

Desde entonces, el silencio impera en la Consejería de Cultura. “El caso está sub judice”, alegan para no dar información y justificar por qué no se ha convocado un comité de expertos, pese a que el juzgado de Instrucción número 8 de Alicante, encargado de la investigación, hace tiempo que requirió un informe pericial de la pieza.

Este periódico ha intentado, con escaso éxito, obtener la opinión de más de una decena de especialistas en arte íbero, arqueólogos y directores de museos. Nadie ha vuelto a ver el vaso, nadie quiere hacer comentarios, ni cuestionar la opinión de Simón ni la de Aranegui, o, simplemente, no están autorizados a hacer declaraciones. El mundo de los expertos se ha quedado mudo, entre otras razones, porque en el ámbito arqueológico todos tienen relaciones laborales, económicas o profesionales con la Conselleria, que es la que decide quién puede o no opinar públicamente sobre sus asuntos “internos”.

Pero algunas personas consultadas que no están en la cadena de mando de la consejería, han contestado con un resoplido: “¡Uf! Me reservo mi opinión”, lo que aumenta más aún la sombra de la duda. “Pero de resultar falso el vaso de El Campello”, opina un arqueólogo que no desea ser identificado, “no pasaría absolutamente nada”. “Todos nos equivocamos”, agrega, “y no sería ni la primera ni la última vez que nos la cuelan”. Otra experta señala que “España entera y el mercado internacional están llenos de falsas cerámicas y plomos íberos con inscripciones”.

El examen pericial ordenado por el juez es fundamental porque no es lo mismo imputar al anticuario del Campello por comercio ilegal de piezas arqueológicas, que por comercio de copias para su venta fraudulenta, es decir, intento de estafa. Pero además, urge el informe porque, si finalmente el vaso es auténtico, ¿de qué yacimiento ha salido? Aranegui opina que “se tendría que hacer un análisis de termoluminiscencia para fijar exactamente la época en que fue fabricado”. Para Alberto José Lorrio, director del Departamento de Prehistoria y Arqueología de la Universidad de Alicante, “se ha de realizar un análisis de la pasta y de los pigmentos del vaso, porque tanto si es auténtico como falso sería un caso paradigmático para el futuro”. “Estaríamos”, agrega Lorrio, “o ante la expoliación de un yacimiento o ante una red de falsificadores que hay que desmantelar”.

Tanto Aranegui como Lorrio coinciden en criticar las prisas por comunicar el hallazgo sin haber estudiado a fondo la pieza. Verdadero o falso, el vaso de El Campello se habría vendido por unos 3.000 euros en casa del anticuario, según fuentes consultadas, pero su precio en el mercado internacional podría haber alcanzado los 30.000.

Por ejemplo, la página web de la Royal-Athena Galleries (Nueva York), dedicada a la compraventa de objetos antiguos, anuncia como “nueva adquisición” una cerámica íbera descrita como un “Kalathos grande, siglo I a. C.”. Su precio: 30.000 dólares. Aranegui, a requerimiento de este periódico, se muestra rotunda al contemplar las fotos. “Se trata de falsificaciones muy próximas a la de El Campello”, afirma, “por la rigidez del trazo, por demostrar un buen conocimiento de la pintura cerámica de Edeta (Llíria) y por presentar un cálato completo, con las uniones entre los fragmentos apenas erosionadas”.

De la misma opinión es Vicent Escrivá, director del Museo Arqueológico de Llíria y buen conocedor de los yacimientos de la localidad: “Los vasos de esta web son inventados, absolutamente falsos en lo que refiere a su antigüedad, pero piezas únicas y originales para los coleccionistas del futuro”, señala irónicamente. “Al fin y al cabo”, añade, “las cosas valen lo que la gente está dispuesta a pagar por ellas”.
 
La trastienda de los vasos íberos

E. COSTA
Los arqueólogos saben que existen redes organizadas dedicadas a la falsificación de objetos íberos. “Hay auténticos expertos en esto, algunos, viejos conocidos de la policía”, asegura Carmen Aranegui. Pero, ¿cómo se las arreglan los falsarios para engañar hasta a los expertos? En cualquier publicación especializada en arqueología íbera se muestran dibujos, calcos en papel de las pinturas sobre cerámica, que los expertos divulgan para promover el debate científico. Los estafadores podrían usar estos dibujos como plantillas, combinando sus elementos de mil maneras y a diversas escalas, según el tamaño de la vasija encargada. Para lograr el efecto de envejecimiento, la pieza fabricada se rompe, se recomponen y pegan los pedazos y finalmente se le da algún toque añadido, como saltar la pintura o el barro, o agregar algún corrosivo.

martes, 9 de abril de 2013

EL BUSTO DE ALBORAYA, RETRATO DE LORD BYRON

El busto de lord Byron
Desenterramos este viejo artículo de A. Blanco Frejeiro sobre el llamado "Busto de Alboraya", por su interés en relación con el affaire del sospechoso vaso ibérico de El Campello y las artimañas de los falsarios para introducir supuestas antigüedades en los circuitos comerciales y hasta en las colecciones de los museos estatales.

Antonio Blanco Frejeiro, El busto de alboraya, retrato de lord Byron, Boletín del Museo Arqueológico Nacional, IV, 1986, 205-207.

Los avatares de la Segunda Guerra Mundial hicieron afluir sobre España no sólo a personas de aquí y de allá, sino a antigüedades y obras de arte que o bien habían salido antes de ella –caso de la Inmaculada de Soult, la Dama de Elche, el tesoro de Guarrazar y demás piezas intercambiadas con el gobierno francés en 194– o bien que encontrándose en el extranjero –como las esculturas del Legado Zayas, hoy en el Museo del Prado– entraban entonces por vez primera en nuestra patria. Una de estas últimas había de hacer su entrada con falso pasaporte de española, el que pronto sería conocido como el “busto de Alboraya” (Valencia).

Tras su adquisición e ingreso en el Museo Arqueológico Nacional, el entonces conservador del centro don Augusto Fernández de Avilés daba oportuna noticia del suceso, y en ella leemos: “Ingresó el 1 de septiembre de 1942, adquirido a don A. Sánchez Villalba, de Madrid, quien entregó en esta ocasión un escrito expresando que “el busto fue encontrado en una zanja que hicieron al entrar en el camino de Alboraya; la cabeza apareció unos cuantos metros distanciada del busto”.

El vendedor no era otro que don Apolinar Sánchez Villalba, acreditado anticuario de la Villa y Corte, y hombre de acrisolada honradez. Gracias a él, más de una obra de arte, como las piezas de orfebrería del tesoro de Santiago de la Espada, quedaron en los museos y colecciones españolas en vez de salir clandestinamente con destino al extranjero, razón por la cual don Apolinar gozaba de la estima de don Manuel Gómez Moreno, don Juan Cabré y otros eruditos del primer tercio del siglo. Podemos, pues, dar por descontado que el señor Sánchez Villalba intervino en la transacción de buena fe y con su habitual intención de prestar un servicio al país al tiempo de hacer su negocio.

Tal vez más por una elemental cautela que por desconfianza de la autenticidad del busto, Fernández de Avilés, trató de verificar la noticia. El nombre árabe de Alboraya y la falta de noticias de antigüedades romanas en aquel paraje despertaban sospechas. “Las consultas hechas acerca del descubrimiento del busto, que, por su importancia, parece debiera haber dejado siquiera algún rastro en la prensa, han sido también infructuosas”, dirá nuestro informante, Suponemos, fiándonos de un vago recuerdo, que el encargado de verificar los datos de procedencia sería don Domingo Fletcher Valls e imaginamos su perplejidad al recabar noticias de aquí y de allá entre las gentes de la comarca y volver de sus pesquisas con las manos vacías.

Y es que realmente el “busto romano del camino de Alboraya” ni era de Alboraya ni era romano. Pero de momento, y aún bastantes años más tarde, nadie cayó en la cuenta de ello. El busto ocupó un destacado lugar entre las antigüedades de época romana del Museo, y García y Bellido lo incluyó con todos los honores en su obra magna sobre la escultura romana en la Península Ibérica. Realmente el aspecto del busto era magnífico, y hasta su parecido con un personaje que figura en los relieves de la Columna Trajana, permitía considerarlo posible efigie del tarraconense Lucio Licinio Sura.

La excelencia escultórica del busto no es de extrañar si se tiene en cuenta que detrás de él se encuentra nada menos que la musa y la mano del gran Thorvaldsen, el “nuevo Fidias” como le llamara Brunn, el escultor danés que en unión de su maestro Canova retrataron a Napoleón, a su familia y a los elegantes de la época como si se tratase de Augusto y de la suya. Amén de ello, hicieron restauraciones de estatuas antiguas como las de los frontones de Egina por Thorvaldsen, e imitaciones de lo antiguo tan ajustadas al canon original que algunas han pasado y aún pasan por antiguas, v. gr. el Augusto niño del Vaticano, obra de Cánova.

En el caso del “Busto de Alboraya” su autor no pretendió seguramente hacer un retrato romano con visos de auténtico, teniendo a mano como tendría multitud de modelos con los que trabajar, sino una copia fiel del retrato de Byron. De haber tenido intención de engañar, no hubiese copiado tan servilmente las facciones, el peinado y hasta la toga que estuvieron a punto de delatarlo (Avilés se percata, por ejemplo, de la “nada frecuente disposición de la toga”). El hecho de que utilizase mármol de Carrara demuestra su intención de hacer una obra de mérito, y de hecho lo tiene, pues su espíritu es mucho más romano que el del original de Thorvaldsen.

¿Quién convirtió la copia en un falso retrato romano, cortándole el cuello y causándole las oportunas roturas, manchas y patinado? ¿El autor del busto u otro escultor? ¿Dónde estaba el busto al estallar la guerra, en Francia, en Suiza, en Italia?

Francia es la mejor candidata y la mejor vía de entrada, si se quería hacer algo con el sigilo que permitiese después pasarlo por un hallazgo arqueológico de suelo español. Avilés se percató, por el mármol, de que la pieza era importada, pero la consideraba tan buena, que no dudó en que era “importada en la Antigüedad”.

Creo que nunca despejaremos estas incógnitas. El falsario se salió con la suya. De haber vivido don Apolinar Sánchez y haberse sabido que lo habían engañado, tal vez pudiera dar alguna pista, por lo menos la del intermediario que puso el busto en sus manos y el certificado de que se había hallado en el camino de Alboraya.