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viernes, 10 de septiembre de 2021

LES CITÉS ROMAINES

R. González Villaescusa, Les cités romaines, Presses universitaires de France, « Que sais-je ? », Paris, 2021.

Résumé

L’expansion de Rome entraîna une forme particulière d’organisation sociale : la cité romaine. Dans la continuité des cités-États méditerranéennes, cette modalité territoriale de la civitas a donné naissance à plusieurs centres urbains entourés de leurs propres territoires, dont la juxtaposition a durablement structuré l’empire. Organisée autour d’une communauté de citoyens qui la dirigeait, le populus, la cité jouissait d’une certaine autonomie sous un même droit. Matériali­sations de cette communauté, édifices et monuments représentaient par excellence l’urbanitas, le mode de vie urbain.

Remontant aux origines de notre propre conception de la citoyenneté, Ricardo González-Villaescusa fait renaître de leurs ruines ces lieux centraux qui facilitaient la circulation des personnes, des marchandises et de l’information, et qui, en étant comme autant de petites Rome disséminées, ont créé un grand réseau urbain jusqu’aux confins de l’empire.

Caractéristiques

Nombre de pages: 128
Code ISBN: 978-2-7154-0077-1
Numéro de tome:  4173
Numéro d'édition: 1
Format : 11.5 x 17.6 cm

Sommaire

Introduction

Chapitre premier – De la cité-État à l’empire

I. Fonder et créer une cité
II. La première colonisation romaine
III. La construction du territoire provincial
IV. Droit de conquête et conditions des terres

Chapitre II – Les territoires de l’expansion occidentale

I. L’Ibérie
II. Le nord de l’Afrique
III. La Narbonnaise et les Gaules
IV. Les Germanies et la Bretagne

Chapitre III – Le mythe colonial

I. Facteurs d’implantation
II. Nommer et renommer
III. L’appropriation du milieu
IV. Discontinuité urbaine et continuité civique

Chapitre IV – Les relais de Rome

I. Centralité
II. Densité
III. Tous les chemins mènent à Rome !
IV. Urbanisme au-delà du pomœrium

Chapitre V – L’autonomie économique

I. Le territoire vivrier des cités
II. Production urbaine
III. Consommation urbaine
IV. L’autonomie financière

Chapitre VI – La ville en espaces

I. L’urbanitas
II. L’habillage monumental
III. Trame urbaine et voirie
IV. Domus et unité familiale

Chapitre VII – Vivre et mourir en ville

I. Démographie et densité urbaine
II. Pathologies et maladies urbaines
III. Déchets et déjections
IV. Les morts et la cité

Épilogue – La fin de la cité

Bibliographie

Autour de l'auteur

Ancien membre scientifique de l’École des hautes études hispaniques et ibériques de la Casa de Velázquez, Ricardo González-Villaescusa est professeur d’archéologie à l’université Paris-Nanterre. Ses recherches portent sur la diffusion et la réception des modèles urbains de la colonisation romaine.

 

domingo, 12 de enero de 2020

LES MONDES ROMAINS : QUESTIONS D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE

Couverture
NOVEDAD EDITORIAL

R. González Villaescusa, G. Traina, J.-P. Vallat (éd.), Les mondes romains : questions d'archéologie et d’histoire, Ellipses, Paris, 2020.


Écrire un manuel d’histoire et d'archéologie des « mondes romains » avec une trentaine d'enseignants chercheurs, c'est adopter un parti-pris original : celui de poser des questions, de donner à voir la fabrique de l'histoire, de faire confiance à l'intelligence collective et au goût de la recherche, à la curiosité.

Une équipe à la fois internationale et pluridisciplinaire cherche, ici, à saisir l’apport spécifique de l’archéologie et des diverses sciences humaines dans la compréhension des mondes romains pour produire une histoire renouvelée. Elle livre l’état d'un certain nombre de questions, à partir de deux sciences pluridisciplinaires, qui connaissent des renouvellements épistémologiques constants.

Quatrième de couverture
La démarche retenue refuse le prisme déformant qui considère qu'il existe un « monde romain » unifié par le droit, le pouvoir, l'économie, la culture, autour d'un centre de pouvoir unique, Rome, décisionnel, ayant une « politique impériale ». Cette approche n'admet pas que le « monde romain » par son extension, par ses villes, par la forme de domination de sa Capitale soit perçu comme un exemple unique, universel, propre au « génie romain », « à l'identité romaine » résultat d'une sorte d'essentialisme romain « frugal, paysan » éternel et constant durant au moins huit siècles et en tout lieu.

Tout autant que le monde grec, le monde romain, quelle que soit la période où on l'étudie, dépasse largement le cadre géographique et civilisationnel de la Méditerranée. Il est divers, multiple, complexe. Tenter de renouveler l'histoire des mondes romains sur une période allant de l'archaïsme à l'antiquité tardive est une gageure, tant les sources et les milieux sont variés, et différents les modes de conservation des objets. Il y a donc plusieurs histoires et plusieurs archéologies des « mondes romains ».

Table des matières 1

Ricardo González Villaescusa, professeur d'Archéologie de la Gaule et du Nord-Ouest européen de l'université Paris-Nanterre et chercheur.

Jean-Pierre Vallat, professeur émérite à Sorbonne Paris Cité. Est rattaché à l'UMR Anhima, sur les thèmes de l'histoire économique et sociale du monde romain occidental, et sur mémoire et patrimoine. Il a mené prospections et fouilles en Italie, au Portugal, en Syrie, au Maroc.

Giusto Traina, professeur d’Histoire romaine à Sorbonne Université et membre senior honoraire de l'Institut universitaire de France.

Table des matières 2
R. Gonzalez Villaescusa, G. Traina, J.-P. Vallat ont coordonné les travaux de C. Abadie-Reynal, M. Cavalieri, A. Dan, D. Dana, X. Deru, J.-M. Doyen, E. Fentress, A. Grandazzi, V. Jolivet, S. Keay, A. Kefelian, A. Komaït, A. Lefèbvre, P. Leriche, D. Mattingly, R. Neiss, J. Poblome, M. Poux, M. Reddé, A. Ricci, R. Schiavo, K. Schörle, N. Tran, G. Volpe, S. Zanella.